Le comédien Gilles Lellouche durant la 75e édition du Festival de Cannes, mai 2022.
Le comédien Gilles Lellouche durant la 75e édition du Festival de Cannes, mai 2022. ©AFP - LOIC VENANCE
Le comédien Gilles Lellouche durant la 75e édition du Festival de Cannes, mai 2022. ©AFP - LOIC VENANCE
Le comédien Gilles Lellouche durant la 75e édition du Festival de Cannes, mai 2022. ©AFP - LOIC VENANCE
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Dans Totémic aujourd’hui, Gilles Lellouche est l’un des supers-héros, en combi de cuir et bottes jaunes. Parce qu’il est à l’affiche du film “Fumer fait tousser” de Quentin Dupieux qui sort aujourd'hui en salles.

À notre gauche se tenait un robot, qui semblait venir des années 70. Sur des étagères : des casques de justiciers comme on en voyait dans les mangas japonais des années 80, tel que San Ku Kaï. Ceux qui savent, savent. Gilles Lellouche et moi-même sommes dans le bureau du producteur de “Fumer fait tousser”, indispensable film de Quentin Dupieux.

Le robot et les casques sus-cités, sont des accessoires de ce film de science-fiction à nul autre pareil qui rend hommage à l’esthétique télévisuelle des années 80. Du passé pour raconter la folie de notre présent et peut-être de notre futur.
Gilles Lellouche est l’un des justiciers de “Fumer fait tousser” aux côtés d'Anaïs Demoustier, Oulaï Amara, Jean-Pascal Zadi et Vincent Lacoste.

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La rencontre a lieu avec celui qui joue Benzène, le nom de son personnage qu'il interprète dans ce film mais aussi avec le réalisateur du "Grand Bain", le comédien de "Bac Nord" ou de "Pupille".

"Fumer fait tousser" : "une critique régressive de notre époque"

Le film de Quentin Dupieux met en scène cinq super-héros, héros sauveurs de l'humanité, réunis sous le nom de TABAC FORCE. Il y a Nicotine, Méthanol, Mercure, Ammoniac. Gilles Lellouche, lui, interprète Benzène. Par une belle après-midi d'été, les TABAC FORCE rencontrent une famille dont le gamin est admiratif de leur courage et de leur dévouement. Le comédien rappelle que "c'est une critique régressive sur notre époque, un film absurde qui parle justement de l'absurdité de notre époque, tout en passant plusieurs jours et plusieurs semaines en combinaison de cuir bleu ciel et en bottes jaunes, ce qui a été assez plaisant. D'autant que j'aime bien être ridicule. Un film où vous sentez comme quand vous arrivez dans une soirée déguisée, vous êtes être totalement désinhibé, automatiquement et sans a priori, ni sur vous ni sur les autres".

Quand le réalisateur sublime le comédien et sa passion pour le cinéma

Il confie combien le fait d'être devenu réalisateur a changé sa vision, voire même transcendé sa façon d'exercer le métier de comédien. D'ailleurs, cette maîtrise vers laquelle il a souhaité tendre à ses débuts, c'est avec "La haine" de Mathieu Kassovitz qu'il a commencée à en prendre conscience. C'est le double savoir-faire du célèbre cinéaste qui lui a donné le goût de cette double envie : "Quand j'ai commencé le cinéma, mon envie était beaucoup plus forte que ma raison. On pouvait me donner tout et n'importe quoi, j'étais tellement heureux de faire du cinéma que j'aurais payé pour en faire. N'importe quel film, n'importe quel réalisateur, n'importe quel rôle, je le prenais, je le faisais avec une joie immense. Ensuite la réalisation m'a probablement donné plus de courage, une autre forme de liberté, une possibilité d'avoir un minimum de contrôle sur mon destin. La réalisation m'a offert la possibilité d'un ailleurs salutaireDésormais, je ne me regarde absolument plus, je ne cherche plus à être séduisant. Je me fous de savoir si je suis beau ou laid, je lâche totalement prise".

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Le tube de l'invité

ALAIN SOUCHON - La ballade de Jim

Programmation musicale

ARNO - Honnête

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