Stevie Wonder en 1975
Stevie Wonder en 1975
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Stevie Wonder en 1975 ©Getty - George Wilkes Archive
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Résumé

Nous sommes en 1976 et ça fait trois ans que Stevie Wonder bosse sur le disque où figure cette chanson. Des centaines et des centaines d’heures de studio pour accoucher du double album “Songs in the Key of Life”, qui s’ouvre donc avec la chanson "Sir Duke".

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Si je vous parle d’un type qui peut marcher sur l’eau, vous voyez qui je veux dire ? Eh bien c’est lui : Stevie Wonder, afro-américain, aveugle, effectivement doté de superpouvoirs puisqu'en 1976, il a déjà :

  • révolutionné la musique mondiale,
  • commis deux albums chefs-d'œuvre au moins.

Et donc… C’est pas fini.

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En 1976, Stevie Wonder a 26 ans et les musiciens qui l’accompagnent ont la vingtaine comme lui. Cette chanson, “Sir Duke”, c’est aussi ça : l’excitation et l’enthousiasme d'une jeunesse gravés sur disque.

Les musiciens ont intérêt à se pointer au studio à l’heure parce que sinon : la batterie, la basse, les claviers, Stevie a déjà tout enregistré tout seul !

Il y a donc une frénésie dans cette bulle qu’est un studio d’enregistrement, alors qu’au dehors, le pays a la gueule de bois.

En 1976, les Etats-Unis sortent de la guerre du Vietnam et du scandale du Watergate. Et en France, sur TF1, Roger Gicquel annonce dans son JT le fameux : "La France a peur, je crois qu'on peut le dire aussi nettement".

Au seum de l'Occident, Stevie Wonder oppose une joie pleine

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Et quel serait le message de Stevie Wonder avec sa musique ? Que la résignation, ça n’est pas d’actu.

Que bientôt, viendront les jours meilleurs.

Qu’il est question de courir ou de marcher mais dans tous les cas : avancer.

Avancer quoiqu’il arrive, c’est la teneur d’un discours de Martin Luther King.

Plus précisément, ce titre, “Sir Duke” est un hommage à Duke Ellington. Stevie Wonder l’a écrit peu après la mort du jazzman en 1974.

“Sir” + “Duke”, c’est la noblesse au carré, célébrée par un gars qui, lui-même, s’est fait surnommer “Stevie la merveille”.

Ça en fait du beau monde. D’autant que le texte de Wonder fait défiler d’autres noms, comme un générique de prestige qui réunit des génies de la musique : Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Count Basie.

Le refrain de ce morceau proclame que la musique est un truc universel. Une langue que tout le monde connaît, même sans l’avoir apprise.

Et donc ça se partage, en collectif.

C’est bête comme chou hein ? Mais quand même, ça fait vachement de bien.

Références

L'équipe

Rebecca Manzoni
Rebecca Manzoni
Rebecca Manzoni
Production
Ilinca Negulesco
Coordination
Khoi Nguyen
Réalisation