Colette dans sa boutique au 6 rue de Miromesnil à Paris en 1932 ©Getty - Keystone-France
Colette dans sa boutique au 6 rue de Miromesnil à Paris en 1932 ©Getty - Keystone-France
Colette dans sa boutique au 6 rue de Miromesnil à Paris en 1932 ©Getty - Keystone-France
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Résumé

Très tôt, il y a eu une marque, une firme Colette, qu’elle exploita. Willy lui avait enseigné l’art de la réclame et le marketing des « produits dérivés ».

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Colette (Romancière).

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Les Claudine furent promues à l’aide de cartes postales où l’auteur supposé trônait entre ses twins, Colette et son double, Polaire, qui interprétait Claudine sur la scène.

Dans Claudine à l’école, l’inspecteur « aux yeux vert sale » attrape Claudine lors de ses visites, à cause des « grandes collerettes blanches, plissées, que je porte sur mes robes sombres. C’est pourtant d’une simplicité que j’aime, mais assez gentille pour qu’il trouve mes costumes affreusement répréhensibles » (I, 102-3). 

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Voilà l’origine du « col Claudine », qui porte encore ce nom cent vingt ans plus tard.

Colette joua de ses différents métiers

On allait voir l’écrivain sur scène ; on achetait ses livres au sortir du music-hall. Ses romans furent adaptés au théâtre, où elle tint parfois elle-même son rôle, faisant la tournée en Claudine, plus tard en Léa, ajoutant au spectacle l’attraction du voyeurisme.

Elle n’hésitait pas à écrire sur commande. « Un écrivain fera de la publicité s’il en est capable », répond-t-elle à une enquête de Paris-Soir le 1er mars 1927. Par exemple pour le soyeux lyonnais qui avait acquis en 1925 la maison de Saint-Sauveur et lui en avait offert l’usufruit (OC, XV, 355-7). En 1929, elle rédige la bande qui entoure Comment rajeunir, livre du docteur Jaworski auprès de qui elle a fait une cure de rajeunissement en 1924 : 

Redevenir jeune, non pas. Devenir plus jeune qu’on ne l’était, oui. (III, xiv)

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Références

L'équipe

Xavier Pestuggia
Réalisation