Législatives en Algérie : l’impasse autoritaire.  ©AFP - MOUSAAB ROUIBI / ANADOLU AGENCY
Législatives en Algérie : l’impasse autoritaire. ©AFP - MOUSAAB ROUIBI / ANADOLU AGENCY
Législatives en Algérie : l’impasse autoritaire. ©AFP - MOUSAAB ROUIBI / ANADOLU AGENCY
Publicité
Résumé

Samedi prochain se tiendront des élections législatives anticipées en Algérie. Que peut-on attendre de cet événement grâce auquel le pouvoir espère affirmer sa légitimité, mais qui est contesté par une partie de l'opposition ?

avec :

Akram Belkaïd (Essayiste et journaliste au Monde Diplomatique.).

En savoir plus

Les élections législatives du 12 juin peinent à mobiliser la population. Le gouvernement espère qu'elles confirmeront la légitimité des institutions, deux ans après la chute d'Abdelaziz Bouteflika. Le scrutin, initialement prévu en 2022, est cependant contesté au sein du mouvement du Hirak, qui voit dans cet avancement une façon de mettre un terme aux protestations contre le pouvoir politique.

Depuis 2019, le régime, constitué de la même classe politique que sous l'ancien dictateur, est toujours mis en cause par l'opposition. De nombreuses formations politiques appellent au boycott de ces élections jugées illégitimes, tandis que les manifestations initiées par le Hirak ont repris depuis février. Ce à quoi le gouvernement n'a pas tardé à réagir, augmentant la répression : début mai, plus de 2000 personnes ont été arrêtées dans le cadre de marches interdites. 

Publicité

Au-delà de l'autoritarisme du pouvoir politique, c'est aussi contre la dégradation des conditions de vie après un an de pandémie que protestent les Algériens. Loin d'apporter une solution à ces problèmes, ce scrutin pourrait susciter un taux de participation très faible... et laisser le pays dans l'impasse politique. 

Avec nous pour en parler 

Akram Belkaïd est journaliste au Monde diplomatique et auteur de L'Algérie en 100 questions. Un pays empêché (Tallandier, 2019).

Nous entendrons également un reportage de Christian Chesnot et Arthur Gerbault.

Le Bruit du monde est en Pologne, auprès d'une société en colère 

En Pologne, la question de l'avortement, devenu de fait quasi illégal sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère, a mis le feu aux poudres. À l'appel de Strajk Kobiet, le Mouvement La Grève des Femmes, des dizaines de milliers de personnes dont pour la première fois de très nombreux jeunes, sont descendues dans les rues contre le PiS, le Parti Droit et Justice au pouvoir.

Six mois plus tard, le calme est revenu alors que la loi honnie est entrée en vigueur. Nous avons voulu comprendre ce qui se passait dans la tête des jeunes Polonais qui s'étaient mobilisés durant plusieurs semaines. 

Un reportage signé Alexandre Abergel et Marie-Pierre Vérot. 

Également au programme de cette émission

  • Sous les radars, par Amélie Perrier                                                        
  • L'Europe tu l'aimes ou tu la quittes, par Pierre Bénazet  

L’État de droit en Europe est un sujet récurrent des préoccupations de la Commission européenne, qui la plupart du temps est en bisbille avec des pays d’Europe centrale et orientale. Souvent la Hongrie, la Roumanie et la Hongrie pour citer les trois « suspects usuels » comme on dit à Hollywood. Et ça n’a pas manqué, c’est la Hongrie qui est à nouveau dans le collimateur, cette-fois-ci pour les noises qu’elle cherche à une de nos consœurs, la radio libre Klubradio.

  • Le monde d'après, l'édito de Jean-Marc Four

Programmation musicale 

GAL COSTA & RODRIGO AMARANTEAvarandado

JANIS JOPLIN - Bye, bye baby

Références

L'équipe

Fabienne Sintès, de 18h à 20h avec "Un jour dans le monde" et "Le téléphone sonne".
Fabienne Sintès, de 18h à 20h avec "Un jour dans le monde" et "Le téléphone sonne".
Fabienne Sintes
Production