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Un jour dans le monde... du cinéma

Le 68e édition du festival de Cannes vient d'ouvrir. Festival anglophone, festival rongé par la com' et les nouveaux partenariats, festival en manque de femmes... Voilà ce que nous donnent à lire les médias au sujet de la cuvée "Cannes 2015".

En effet, le très international Festival de Cannes fait la part belle à l'anglais cette année puisque sur une sélection de 19 films, 9 ont choisi d'être tournés dans cette langue; l'italien Matteo Garrone, auteur de Gommora et réalisateur de Reality titre son nouveau film Tale of Tales , le réalisateur grec Yorgos Lanthimos, lui, présente The Lobster , tourné en Irlande avec notamment Collin Farrell et Léa Seydoux, et le Mexicain Michel Franco, auteur de Despuès de Lucia récompensé par le prix "Un certain regard" en 2012 et De Los Ojos , présente cette année son nouveau film Chronic . Ce choix de l'anglais, assez décrié, est plutôt vu par la direction de Festival de Cannes comme une manière d'universaliser l'oeuvre cinématographique. Plus qu'un assujétissement à une langue qui serait devenue écrasante, l'anglais permettrait notamment de délocaliser les paysages, le décors, d'apporter quelque chose de transcendant à la production, hors d'un quelquonque espace-temps ou d'une identité précise. Les films d'auteurs voient ainsi leurs frontières s'effacer, au profit d'un "cinéma de l'ailleurs". Du côté des financements, si l'anglais permet d'élargir le budget aux grandes puissances, et si les partenariats se font très (trop ?) présents, certains films demeurent entièrement financés par leur propre pays, comme_Chronic_ qui se revendique "100% mexicain".

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Où en est le cinéma dans le monde, comment se porte t-il ?

Un jour dans le monde sera en duplex de Cannes avec Thierry Frémaux , le délégué général du festival de Cannes etEva Bettan , journaliste au service culture de France Inter, pour faire un panorama des films étrangers en sélection.

Zoom sur deux réalisateurs étrangers en compétition officielle à cannes cette année : Hirokazu Kore-Eda , qui présnte Umimachi Diary (Notre petite soeur). et László Nemes , pour Saul Fia (le Fils de Saul) .

Le reportage de Claire Martin : Le renouveau du cinéma chilien

La délégation du cinéma chilien au festival de Cannes grossit chaque année un peu plus. Et sa production de films d’auteur aussi. Cette année, le Chili débarque sur le tapis rouge avec une quarantaine de projets cinématographiques. Une reconnaissance que lui donne aussi la Quinzaine des réalisateurs en organisant cette année "Chile Factory".

Allende, mi abuelo Allende, de Marcia Tambutti Allende
Allende, mi abuelo Allende, de Marcia Tambutti Allende
© Radio France

Les spectatuers pourront notamment y voir le film réalisé par la petite-fille de Salvador Allende, Marcia Tambutti Allende : Allende, mi Abuelo Allende.

Depuis quelques années, après sa disparition totale sous l'ère Pinochet et grâce à une nouvelle génération de réalisateurs, le cinéma chilien réussit à percer dans tous les festivals internationaux, Cannes compris. Et ce, malgré la toute petite taille de l'industrie cinématographique chilienne, son manque de spectateurs à l'intérieur des frontières, son tout petit cercle de comédiens et un manque patent de financement... Le reportage de Claire Martin , au Chili

Festival de cannes 2015
Festival de cannes 2015
© Festival de Cannes
Références

L'équipe

Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
Production
Eric Lainé
Réalisation
Nathalie Poitevin
Collaboration