La baguette rejoint le patrimoine immatériel… de Google ! 

Capture d'écran de l'exposition virtuelle de Google sur la Baguette
Capture d'écran de l'exposition virtuelle de Google sur la Baguette
Capture d'écran de l'exposition virtuelle de Google sur la Baguette
Capture d'écran de l'exposition virtuelle de Google sur la Baguette
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Depuis hier la baguette, son savoir faire et sa culture, sont officiellement inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco. En parallèle « Google Arts & Culture » le musée virtuel du géant numérique consacre sa première exposition gastronomique à cette "icône française".

« Google Arts & Culture » est une structure qui existe depuis 2011 et qui rassemble des dizaines de milliers d'œuvres numérisées du monde entier. Pour la première fois, il s’agit donc de gastronomie avec l’exposition en ligne «  La baguette une icône française ».

Une fois que vous entrez dans cet espace virtuel, vous naviguez dans 77 sections interactives, avec des milliers de documents, plus de 2 000 photos, tableaux et iconographies. Des vidéos, des jeux, des graphiques. Une arborescence tous azimut.

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Les origines controversées de la baguette : par exemple la recette française de la baguette encadrée par une loi sous Edouard Balladur en 1993, être boulanger en 2022, « parler le baguette » avec la langue vernaculaire des artisans, le pain à travers le monde, le pain dans la religion, mais aussi le pain dans la pop culture ou le pain dans les œuvres de Picasso ! Tout y est ou presque.

L’exposition virtuelle se veut une référence sur le savoir-faire français de la baguette et même la place du pain dans la civilisation occidentale. A un moment où ce patrimoine se trouve menacé notamment par les variantes industrialisées vendues en grande surface.

Google devient donc comme l’Unesco, un gardien du patrimoine ?

En tout cas c’est un rôle que se construit la firme depuis une décennie. Déjà en 2013 avec le « Google Street Art Project » plus de 5000 œuvres de Street Art à travers le monde avaient été photographiées grâce à Google Street View et numérisées. Dont des œuvres disparues depuis, que Google a donc « sauvegardées ».

En 2018, la plus grande rétrospective jamais consacrée à l’artiste mexicaine Frida Khalo, avec 800 œuvres, peintures photographies, croquis ou objets, était une exposition virtuelle de « Google Arts & Culture ».

De Versailles à Pompéi, de Kandinsky aux Mangas, depuis, Google enchaîne les collaborations et les numérisations, mettant gracieusement sa technique et ses moyens à disposition de près de 2000 institutions culturelles.

Un grand partage des œuvres et des savoirs, gratuit et accessible. Pas de quoi se plaindre. On en oublierait presque que Google reste un acteur privé, qui vit du recueil de données. D'autres modèles de "gardien numérique" du patrimoine sont sans doute à inventer.

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