Beyoncé (ici lors de sa tournée "On The Run II", en septembre 2018) fait l'objet d'un séminaire à l'ENS.
Beyoncé (ici lors de sa tournée "On The Run II", en septembre 2018) fait l'objet d'un séminaire à l'ENS. ©Getty - Larry Busacca / PW18
Beyoncé (ici lors de sa tournée "On The Run II", en septembre 2018) fait l'objet d'un séminaire à l'ENS. ©Getty - Larry Busacca / PW18
Beyoncé (ici lors de sa tournée "On The Run II", en septembre 2018) fait l'objet d'un séminaire à l'ENS. ©Getty - Larry Busacca / PW18
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Après le rap, l'École Normale Supérieure se lance dans une série de conférences consacrées à Queen B. Le séminaire "Beyoncé : nuances d’une icône culturelle" ouvre ses portes demain.

Ça devait arriver ! Icône pop au croisement des arts et des sciences humaines, Beyoncé donne le tempo du siècle depuis deux décennies. Étudiée aux États-Unis, notamment à Harvard dès 2014, Queen B. fait enfin l’objet d’un séminaire en France à la prestigieuse école parisienne de la Rue d’Ulm.

Ce sont trois étudiants qui ont initié et porté le projet, d’abord Victor Kandelaft qui suit une formation en Lettres et Histoire des Théories des Arts, puis Valentine Truchard, étudiante en Art et Sciences Cognitives et enfin Joël Zouna Touomou du département Géopolitique.

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En quelques mois,  le séminaire "Beyoncé : nuances d’une icône culturelle" était monté, il ouvrira ses portes demain (et affiche complet!) D'après le communiqué de l’ENS il s'agira "d’appréhender les problématiques que soulève l’orientation artistique de la chanteuse, aussi bien dans l’Histoire de l’art, les littératures contemporaines, l’histoire de la pensée et la philosophie".

Première séance en compagnie de Richard Mèmeteau, philosophe et théoricien de la pop culture qui posera le cadre du séminaire.

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"Break my soul", tube house sorti cet été a fait de Beyonce la prêtresse de la Grande Démission pour des millions d’employés américains, mais aussi l’ambassadrice d’une esthétique du clip digne de rentrer dans les musées d’art contemporain.

Machine à propulser les marges et l’avant-garde à l’échelle industrielle, Beyonce est aussi nécessaire qu’omniprésente. Avec son jeu de références iconographiques, son syncrétisme musical, son afro-féminisme pop, ses réappropriations diverses et variées, Beyonce est une source inépuisable de questionnements et d'analyses.

À Normal Sup' il y avait déjà eu le rap avec des conférence sur Booba, Lino ou Casey dès 2014 grâce au séminaire d’élèves "La plume et le bitume". A Lyon un premier colloque sur l'antiquité dans la culture populaire   "ANTIQUIPOP " se lançait en 2015. Aujourd'hui, les étudiants constatent que la distinction entre culture pop et culture élitiste n’est plus un sujet. Les thèses sur la pop culture se multiplient déjà dans différentes disciplines.

En revanche ce qu’on appelle les "Cultural Studies" prennent plus difficilement en France parce qu’elles se sont construites aux États-Unis sur une lecture un peu schématiques de nos théoriciens à nous (Foucault, Derrida ou Baudrillard). En entrant à l'ENS, ces "Cultural Studies" retrouveront leur "French Touch" initiale !

"Beyoncé : nuances d’une icône culturelle", c’est du 24 novembre 2022 au 9 février 2023 au 45 rue d’Ulm, à Paris !