Affiche du film "Woman King"
Affiche du film "Woman King" - Sony Pictures
Affiche du film "Woman King" - Sony Pictures
Affiche du film "Woman King" - Sony Pictures
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Avant sa sortie, le film "Woman King" était déjà annoncé et markété comme "un moment de bascule". La première superproduction hollywoodienne afro-féministe dont les stars sont essentiellement des femmes noires et dont la réalisation a été confié à une afro-américaine. Du doublement jamais vu.

Attention changement ! "Woman King" de Gina Prince-Bythewood se situe en 1823 au royaume du Dahomey, l’actuel Bénin, et raconte le combat historique des Agojie, une armée de femmes qui assuraient la sécurité de l’Etat.

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Voici donc "Woman King" que l’actrice principale, Viola Davis, a présenté comme un film test :

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"Si ce film ne rapporte pas d'argent, vous ne nous verrez plus du tout"

Qui ça nous ? Les femmes noires. Viola Davis - seule actrice afro-américaine à avoir le triplé Oscar, Emmy, Tony Award - a passé 6 ans à les convaincre les studios de faire ce film. Au final, il pulvérise les pronostics "Woman King" est numéro 1 du box office depuis sa sortie aux Etats-Unis le 16 septembre.

Produit chez Sony, cette afro-épopée ouvre certainement une nouvelle ère dans le "So white" Hollywood, déjà bousculé par le triomphe de "Black Panther". Le super héros Marvel, dont le succès en 2018 a changé l’histoire avec ses 1,3 milliard de dollars de recettes à travers le monde.

Avant la suite de "Black Panther" le 9 novembre prochain, "Woman King" prouve cette fois que les "blackbusters" existent hors franchise et hors film de super-héros. Le problème c’est que ça va faire comme avec la précédente vague de féminisation des superproductions : Hollywood va reprendre tout son catalogue mais version femme ! "Very Bad Trip" entre filles, "Ocean’s Eleven" entre meufs et récemment la série "She-Hulk" : "L’Incroyable Hulk" mais en fille. Voilà pour ce qui est des marques existantes. Sinon ce sont des scénarios dignes d'une intelligence artificielle qui mixe les vielles recettes en changeant juste le genre, et maintenant la couleur de peau.

Bref on voit toujours le même film ! C'est ce qui est reproché à "Woman King" d'ailleurs. Pour rentrer dans le format, la réalité historique a même été modifiée et le film minimise la détermination du Dahomey à poursuivre la traite des esclaves. Le hashtag "boycott Woman King" et les dénonciations sur TikTok se multiplient

Reste que pour les deux tiers des afro-américain aux Etats-Unis qui ne sentent pas correctement représentés à l’écran, et c’est valable ailleurs, l’effet galvanisant est indéniable. Alors à terme espérons que cette nouvelle manne provoque nouvelle vague !