Le bonheur au travail, ça existe ?
Le bonheur au travail, ça existe ?  ©Getty - 	Westend61
Le bonheur au travail, ça existe ? ©Getty - Westend61
Le bonheur au travail, ça existe ? ©Getty - Westend61
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Vous avez vu « Le bon, la brute et le truand » ? Si, si, souvenez-vous, la scène où Eastwood, alias Blondin, dit à Tuco : « Tu vois, le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses ».

Avec
  • Dominique Méda Professeure de sociologie à Paris-Dauphine, Productrice chez France Culture
  • Fabienne Broucaret Journaliste indépendante, fondatrice du blog sportissima.wordpress.com

Pour moi qui ai grandi dans la France du XXe siècle, le monde du travail se divisait aussi en deux catégories : ceux qui aimaient leur boulot et ceux qui se contentaient de gagner de l’argent. Mais pour ma mère, baby boomeuse, c’était encore plus simple : il y avait ceux qui voulaient travailler, et ceux qui préféraient jouer au PMU avec les copains.  

La légende raconte qu’à une époque, tu pouvais plaquer un boulot le matin, en retrouver un autre dans l’aprem et filer au Golf Drouot dans la foulée. J’y crois moyen mais bon, je ne croyais pas non plus à l’élection de Trump, du coup faut pas se fier à moi. 

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Sauf qu’on est en 2018, remarqueront les plus réveillés d’entre nous, et que la donne a drôlement changé. En fait, elle a changé au point qu’on n’y comprend plus rien, au travail. 

Ceux qui en ont en ont trop et font des burnout. 

Ceux qui n’en ont pas s’excusent de demander pardon d’être inutiles à la société, m’enfin si les miettes pouvaient ruisseler, ce serait bien charitable. 

Et puis y a les jeunes, ceux auxquels le XXIe a failli tendre les bras et puis finalement, non. Mes filles n’avaient pas percé leur première dent que je leur serinais « Tu vas bien travailler à l’école hein ? Tu vas essayer d’avoir Sciences-Po ? » 

Mais au fond, je sais ce qui les attend : stagiaires jusqu’à 35 ans, elles vont vivre où ? Chez Bibi. Bibi qui ne prendra jamais sa retraite, de toute façon ça n’existera plus, mais qui ne pourra pas être journaliste jusqu’à 87 ans non plus. Qui finira donc éleveuse de lamas en Corrèze Nord, en auto-entreprise. Et qui dira à ses petits-enfants, si elle en a : « Jouer à l’Euromillions et rien ramer, c’est notre projeeeeeet » ! 

Tout ça pour dire qu’on va bientôt regretter de pas vivre dans un western.

Pour évoquer le sujet :

  • La Philosophe et sociologue Dominique Méda, auteure du Que sais-je " Le travail" (PUF).
  • La journaliste psycho Fabienne Broucaret, créatrice du webzine My Happy Job

Programmation musicale

Aquaserge reprend Léo Ferré Si tu t’en vas

Father John Misty, Disappointing diamonds are the rarest of them all

Pink Martini C’était Sympathique

Programmation musicale

  • 09h17
    Si tu t'en vas
    Si tu t'en vas
    Aquaserge
    Si tu t'en vas

    Leo Ferre

    Album C’est extra : 13 reprises de Léo Férré (2018)
    Label LA SOUTERRAINE / LA MEMOIRE ET LA MER
  • 09h32
    Disappointing diamonds are the rarest of them all
    Disappointing diamonds are the rarest of them all
    Father John Misty
    Disappointing diamonds are the rarest of them all
    Album Disappointing Diamonds Are the Rarest of them all / Just (2018)
    Label BELLA UNION
  • 09h45
    Sympathique
    Sympathique
    Pink Martini
    Sympathique

    Forbes, Lauderdale

    Album Sympathique (1997)
    Label HEINZ REC.

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