L'acteur Joseph Gordon-Levitt dans la série télévisée "Super pumped" de Brian Koppelman et David Levien. - Elizabeth Morris/SHOWTIME
L'acteur Joseph Gordon-Levitt dans la série télévisée "Super pumped" de Brian Koppelman et David Levien. - Elizabeth Morris/SHOWTIME
L'acteur Joseph Gordon-Levitt dans la série télévisée "Super pumped" de Brian Koppelman et David Levien. - Elizabeth Morris/SHOWTIME
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Résumé

Ce soir dans Une heure en séries, libéralisme et chauffeurs privés avec "Super pumped "sur Canal+, Sabre laser et robe de bure avec "Obi-Wan Kenobi" sur Disney+ et course, auto et coupe mulet avec "Radebank "sur Slash.tv.

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Avec nous ce soir pour en parler

  • Ava Cahen de Frenchmania
  • Ariane Allard de Causette et Positif
  • Benoît Lagane du 5/7 de Mathilde Munos et de Télématin

"Super pumped" sur Canal+ plus

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Une série américaine en sept épisodes

Progression ou régression ? évolution ou involution ? En tous cas révolution. Indiscutablement. À la fois sociale, sociétale et économique. Un nouveau visage du capitalisme hégémonique qui a changé à jamais la face de notre monde soi-disant moderne.

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C’est à la fin des années 90 que Travis Kalanick, archétype du golden boy coulant faire sien le rêve américain de s’enrichir sur le dos des autres a l’idée -la légende veut que ce soit au sommet de la Tour Eiffel- de créer une société de chauffeurs de véhicules privés qui, au contraire des taxis considérés comme introuvables et d’une amabilité incertaine, serait toujours disponibles grâce à une application sur son smartphone. La suite est connue.

Après des déboires économiques et législatifs, le principe d’Uberisation commence à s’installer dans notre vie quotidienne dépassant le seul cadre des transports en voitures. La victoire écrasant d’un libéralisme qui asservit chauffeurs et livreurs tout en leur faisant croire qu’ils sont leur propre patron. Qu’il fascine ou écœure, ce monde fait désormais partie du nôtre et nous l’avons toutes et tours un jour utilisé. Du jour au lendemain Kalanick est le Zeus de ce nouvel Olympe de Wall Street, envié et jalousé par tous. Mais plus dure sera la chute et celle de ce nouveau dieu ne tarde pas à arriver…

Grandeur et décadence d’un monstre au visage d’adolescent toujours prompt à se faire consoler par sa maman si l’on en croit le récit, mais aux dents de loup et à l’insatiable appétit. Une série adaptée du best-seller de Mike Isaac « Supergonflé, la bataille Uber » (Les Arènes).

Super pumped une série écrite Brian Koppelman auteur sur The Girlfriend experience et son complice David Levien par ailleurs scénariste sur Billions. Avec Joseph Gordon-Levitt, Kyle Chandler, Kerry Bishé, Babak Tafti et Uma Thuman. Et en bonus dans le rôle de lui-même, narrateur machiavélique pour ne pas dire diabolique Quentin Tarentino.

"Obi-Wan Kenobi" sur Diseny+

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Une série en huit épisodes

Sale temps pour les Jedi. Nous sommes quelques temps après la fin du troisième épisode et à une dizaine d’année du quatrième soit celui où Luke Skywalker embrasse son destin accompagné dans cette vois mystique par la Princesse Leïa dite princesse Macaron et Ian Solo. Mais à ce jour, Luke et Leïa qui ignorent tout du lien familial qui les unit sont deux enfants qui profitent de leur jeunesse insouciante.

Luke ignore que de loin veille sur lui Obi-Wan Kenobi super Jedi, un chevalier vivant caché et essayant d’échapper aux inquisiteurs, soldats armés et impitoyables de l’Empire qui a juré d’éradiquer ces soldats de la force. Dommage pour lui, et tant mieux pour nous sinon la fiction n’aurait pas lie, Leïa est kidnappée et ses parents supplient l’homme à la capuche de bure, Obiwan pour les non initiés, de sortir son sabre de son fourreau et d’aller recherche l’enfant terrible au cœur d’une planète hostile évidemment. Mission périlleuse car il est suivi de près par Troisième Sœur Reva Sevander qui a juré la perte des Jedi et en particulier le plus puissant d’entre eux.

Sauf si vous n’avez jamais regardé un seul épisode de la saga Star Wars : peut-on suivre cette série en total néophyte ? Vous aurez compris qu’il n’y a pas beaucoup de suspense dans la finalité de cette intrigue puisque Luke, Leïa et Obi-Wan Kenobi se retrouvent tous sains et saufs dix ans plus tard pour jouer à la guéguerre des étoiles. Pour autant, cette absence absolue de suspense nuit-elle au plaisir que procure la série ?

Obi-Wan Kenobi est une série TV de Hossein Amini et Joby Harold avec Ewan McGregor, Moses Ingram et la jeune Vivien Lyra Blair.

"Rådebank" sur Slash TV

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Une série norvégienne de huit épisodes

Le temps d’un été caniculaire, dans un bourg rural de Norvège, une bande de copains trompe son ennui et traine son indolence naturelle entre la terrasse de la station-service où ces ados font profiter tout le village de leurs discutables gouts musicaux et les routes qui sillonnent la nature environnante.

La première des trois saisons de cette série se focalise sur Glenn, jeune mécano ultra doué, figure leader et charismatique, pour peu que l’on aime les coupes mulets, du groupe. Et s’il joue des mécaniques devant ses potes, en réalité, il ne se remet pas de sa séparation avec sa petite amie qu’il suit plus ou moins discrètement, essayant lourdement de recoller les morceaux de leur idylle perdue. Le soir venu, cet amoureux des bagnoles boostées participe à des courses supposées clandestines. Mais l’une d’entre elles fait malencontreusement la une du journal local et Glenn est convoqué par la police.

Gros succès d’audience dans son pays et lauréate de nombreux prix, Rådebank raconte l’inertie de la sortie de l’adolescence, l’ennui de la vie rurale et le déterminisme qui va avec. Tous les protagonistes cherchent un sens à sa vie, qu’il soit professionnel ou affectif. Cool attitude, décontraction appuyée, séduction lascive… Chacune et chacun se donne un rôle pour mieux dissimuler son mal-être.

Rådebank une série signée Linn-Jeanethe Kyed avec Odin Waage, Mathilde Thomine.

Le conseil littéraire

Buck & Moi de Mateo Askaripour, traduction de Stéphane Roques, (Buchet-Chastel)

C’est en parvenant à faire changer d’avis et faire découvrir une nouvelle boisson caféinée à un client pourtant peu enclin à la révolution de son palais que Darren Vender, barista dans une fameuse franchise de débit de café à l’enseigne en forme de sirène verte se voit offrir un poste à Sumwun une start-up en pleine ascension. Où notre héros qui n’a ni la couleur de peau requise, il est noir, ni les origines sociales qui vont avec ce temps du consumérisme va devenir la tête de truc de ses collègues qui le surnomment Buck en mémoire avec son précédent métier. C’est peu dire que Darren /Buck ne sent pas dans son élément dans cette boîte à l’ambiance faussement décontractée, où les pires méthodes humiliantes de management sont pratiquées.

À la question portant cruciale de savoir quel service prodigue Sumwun, personne ne peut répondre et surtout pas notre candide. Toujours est-il qu’il doit, entre autres étapes d’apprentissage, apprendre par cœur le crédo de cette boîte passée maître dans l’art de vous vendre ce dont vous n’avez nullement besoin mais qui éveille pourtant chez vous une incompréhensible et irrépressible dépendance à un service qui prend la forme d’assistants personnalisés censés optimiser votre bien-être et votre épanouissement.

Après un bizutage au regard duquel les neuf cercles de l’enfer semblent être des tours gratuits de manège, notre héros décroche enfin le poste qui rassure sa mère sur son avenir. Mais Buck est loin de se douter que face au principe impitoyable de réalité qui sévit dans la vraie vie, ni lui, nui cette boîte ne sont armés pour affronter les difficultés à venir. Une carnassière satire hilarante autant que fielleuse sur ces concentrés de consumérisme virtuel où l’écriture acide et acerbe de Mateo Askaripour fait mouche. On sent d’ailleurs qu’en tant qu’ancien directeur des ventes pour une entreprise similaire à celle qu’il invente ici, il maîtrise parfaitement son sujet.

Dans ces rouages cyniques qui écrasent toute humanité sur leur passage au nom du triomphant chiffre d’affaires, l’écrivain dont c’est ici le premier livre, joue l’indispensable grain de sable qui fait tout dérailler. Jubilatoire et prometteur.

L'effet miroir de Benoît Lagane

Evolution de la représentation du grand patron dans les séries

The distance, Cake

Kisé, Lous and the Yakuza

Pa pa power, Cat Power

Références

L'équipe

Xavier Leherpeur bio pic
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Xavier Leherpeur
Production
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