L'actrice Alicia Vikander dans la série "Irma Vep" d'Olivier Assayas - HBO
L'actrice Alicia Vikander dans la série "Irma Vep" d'Olivier Assayas - HBO
L'actrice Alicia Vikander dans la série "Irma Vep" d'Olivier Assayas - HBO
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Résumé

Ce soir dans Une heure en séries nous parlerons d' "Irma Vep" sur OCS, de "Beau rivage" sur Arte TV et " Des gens bien ordinaire" sur Canal +.

En savoir plus

Avec nous ce soir pour en parler :

Isabelle Danel

Ava Cahen

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Benoît Lagane

"Irma Vep" sur OCS

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Une série française en huit épisodes

Un cinéaste reconnu, excentrique, autocentré et un rien misanthrope se lance dans le projet de signer un remake de la série Les Vampires pour le petit écran. Quelques années plus tôt, il s’était lancé dans un même exercice mais pour le cinéma avec au final un succès et une histoire d’amour hélas vite interrompue avec l’actrice principale. Retrouvant cette fois le format long et chapitré employé en 1915 par Louis Feuillade, mais refusant d’employer pour autant le mot ‘série’ qui semble lui brûler les lèvres, il met en scène dans le rôle vampirique et furieusement sensuel d’Irma Vep, anagramme de Vampire, Mira, anagramme d’Irma.

Une jeune comédienne bankable, star d’un film d’action et défrayant la chronique de ses amours bisexuelles revendiquées. Le tournage pharaonique connaît quelques accidents de parcours. Outre la caractère parfois compliqué de son auteur, les assurances menacent de pas soutenir le projet et l’acteur allemand requis pour tenir l’un des rôles principaux est fortement addict au crack . Ajoutez à cela une costumière lesbienne et dealeuse malgré elle, un producteur essayant de faire entendre – mais en vain – raison à l’auteur, un acteur principal tentant de profiter du projet pour reconquérir avec maladresse son ex qui joue à ses côtés et autre pléiade de personnages. Personnages qui, entre vision satirique et caricature, peuplent la galaxie lunaire, drolatique et mélancolique de cette version 2022 des Vampires.

Présentée cette année en avant-première à Cannes, la série est une mise en abyme d’une réelle ampleur dramaturgique. Un jeu de miroir du film dans le film dans le film où son auteur Oliver Assayas joue la carte troublante de l’autobiographie, assumant entre autres sa fascination fétichiste pour Emma Peel. Passion érotomane qu’il est permis de partager.

Irma Vep écrite et mise en scène par Olivier Assayas avec Alicia Vikander, Vincent Macaigne, Vincent Lacoste, Alex Descas, Antoine Reinartz, Nathalie Richard, Jeanne Balibar et Dominique Reymond

"Beau Rivage" sur Arte.TV

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La série est également déjà disponible en VOD et DVD le 7 juin

C’est en pleine tempête que Maurice Teirlinck reprend ses esprits sur son bateau, le Beau Rivage, battu par les flots déchaînés. Mais stupeur, son corps pend au mât. Est-ce un suicide comme tout semble l’indiquer ? Il est persuadé du contraire et profite de son nouveau statut de fantôme pour enquêter sur mort. Mais hélas, une autre tragédie l’attend sur les bords de mer. Son petit-fils de sept ans est également retrouvé sans vie échoué sur le sable. Et une vidéo est envoyée à la police où ce grand-père qui avait rompu les ponts avec sa famille sept ans plus tôt confesse être responsable de la mort accidentelle du jeune Jasper. Enfant qui trotte désormais aux côtés de son aïeul et sur le corps duquel Maurice découvre des traces de coups. Point de départ pour un cluedo se déroulant sur les plages de la région de Zeebruges et où très vite tous les membres de cette famille apparaissent comme des suspects potentiels. Le temps des secrets est révolu et c’est au tour des vérités d’éclater. Même si elles sont particulièrement violentes à entendre.

Spectre d’une nature un rien particulière (il peut conduire, faire des courses, se bitturer et avoir la gueule de bois) et ayant en plus la possibilité d’être vu par certains proches comme deux de ses filles, Maurice assiste au délabrement des siens. Personne ici n’est au-dessus de tout soupçon…

Beau rivage, une série écrite Sanne Nuyens et Roel Mondelaers et réalisée par Nathalie Basteyns et Kaat Beels. Avec Gene Bervoets, Lennard Corne, Greet et Emilie De Roo.Presse

"Des gens bien ordinaires" sur Canal+

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Une série en huit épisodes

Provocation pure et dure ? Rébellion contre son milieu d’origine ? inconscience ? volonté subversive d’ne finir avec l’ordre moral ? Toujours est-il que Romain, 18 ans, sage étudiant en sociologie dans les années 90 décide de sa lancer dans l’industrie du porno. Son joli corps gracile et imberbe fait vite des merveilles. Il faut dire que Romain ne vit pas tout à fait dans le même monde que nous. Il évolue dans un univers que l’on pourrait dire parallèle aux notre où ce sont les femmes qui sont considérées comme le sexe fort. En particulier dans le domaine du X où elles occupent les postes clés : productrices, réalisatrices et chef opératrice. Et c’est bien à un public majoritairement féminin que s’adressent désormais ces films que l’on regarde à une seule main. Des clientes avides de corps jeunes et de leurs accouplements hétéros ou bisexuels. Ni victime, ni vraiment complice, Romain rêve d’un autre porno possible. Avec du fond. Une portée politique. Une expression politique. Il rêve de faire des films lui-même. Mais on lui fait comprendre qu’il n’a aucune place dans le gynécée du prono plus ou moins chic.

Une dystopie maligne et lucide où Ovidie, qui connaît bien ce milieu, renverse les codes et les rapports de force hommes/femmes dans le X pour mieux les dénoncer avec un humour dévalé su délicat qui fait mouche.

Une série signée Ovidie avec Jérémy Gillet, Sophie-Marie Larrouy, Romane Bohringer, Arthur Dupont, Agathe Dupont et Anne Benoît.

Le conseil littéraire :

Musidora par Arnaud Delalande et Nicolas Puzenat aux éditions Robinson

Elle fit courir les foules qui s’entassèrent dans les salles de cinéma pour succomber à sa silhouette féminine et sexuée. Elle fut la première star du cinéma français. Une icône transgressive, portant à même la peau sa féminité rebelle, désobéissante, son refus des conventions. Musidora fusionna avec son rôle d’Irma Vep. A moins que ce ne fut le contraire.

Voleuse sans états d’âme, cheffe de bande sans scrupules ni morale, ces deux femmes qui n’en faisaient qu’une sous la caméra de Louis Feuillade renversèrent les codes de bienséance, délaissant les femmes victimes ou douces pour investir un territoire de cinéma encore vierge à l’époque : celui de la femme fatale.

Cette bande dessinée retrace le parcours de Musidora, de son véritable nom Jeanne Roques, appelant qu’elle ne fut pas l’incarnation d’un seul personnage et que toute sa carrière, ses choix d’artistes comme ses choix de vie furent ceux d’une femme libre affranchie des conventions du début du XXème siècle. Née avec lui ou presque et avec le septième art, son nom de scène emprunté à Théophile Gautier était déjà à lui seul un manifeste féministe.

La femme était rusée, mutine, vénéneuse et hypnotique. Une biographie en images qui raconte aussi les balbutiements du cinéma, le culte que lui vouaient surréalistes, les mouvements sociaux de l’époque, la première guerre mondiale et la condition de la femme. Le trait et le scénario sont est à l’image de leur modèle, félin, alerte et subjuguant.

La programmation musicale

  • The smoke, the smile
  • Solitaire, Donna blue
  • Pendant que les chants brûlent, Niagara

Le plateau télé

Les séries de l’été :

  • Pour Ava : House of the dragon sur OCS à partir du 21 août
  • Pour Isabelle:  Boo Bitch sur Netflix à partir du 8 juillet
  • Pour Benoît: She Hulk sur Disney + à partir du 17 août
  • Pour Xavier: Queer as folk sur Starzplay à partir du 31 juillet

L'effet miroir de Benoît Lagane

De la difficulté de finir une série ou l'ultime effet miroir

Références

L'équipe

Xavier Leherpeur bio pic
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Xavier Leherpeur
Production
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