Sabine Weiss ©Radio France - Vincent Josse
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Résumé

Elle était la doyenne de la photographie humaniste française. Sabine Weiss, qui a immortalisé aussi bien les puissants que les pauvres, les célébrités que les anonymes, témoignant du quotidien d'une époque disparue est décédée à 97 ans.

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Elle est la doyenne de la photographie humaniste française. Sabine Weiss, mise à l'honneur à Arles cette année, a immortalisé aussi bien les puissants que les pauvres, les célébrités que les anonymes, témoignant du quotidien d'une époque disparue.

Son amour de la photographie est né au début de l’adolescence, lorsque Sabine Weiss, qui a grandi à Genève, achète son premier appareil dans un bazar parisien : "J’ai commencé la photographie très jeune, car je n’étais pas portée sur les études". 

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Sabine Weiss fixe des scènes du quotidien : elle photographie de modestes inconnus, puis un cliché de Joan Miró lui ouvre les pages du magazine Vogue. Là, elle se fait remarquer : 

Le directeur me dit "Venez me montrer ce que vous faites". Je suis arrivée avec mes clochardes, mes petits enfants… À côté de lui, il y avait un monsieur qui ne disait rien, qui faisait "Mmm", et c’était Doisneau, qui appréciait beaucoup mon travail. 

Le lendemain, elle reçoit une lettre d’embauche de son agence, l’agence Rapho. 

Sabine Weiss acquiert rapidement une notoriété internationale, notamment aux Etats-Unis, où elle est exposée dans les plus grandes galeries.

C'est son regard plein de tendresse, qui se porte sur les modèles de Vogue, ou sur les enfants déguenillés dans les rues de Paris, et sa volonté de restituer les petites choses du quotidien, qui ont fait d'elle une des plus grandes représentantes de la photographie humaniste française, au côté de Willy Ronis, Doisneau et Cartier-Bresson.