Bérangère Le Boëdec, juge d'application des peines à Alès ©Radio France - Charlotte Piret
Bérangère Le Boëdec, juge d'application des peines à Alès ©Radio France - Charlotte Piret
Bérangère Le Boëdec, juge d'application des peines à Alès ©Radio France - Charlotte Piret
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Résumé

Un homme sous bracelet électronique qui dépasse les horaires autorisés est-il de bonne foi ? Comment le sanctionner sans compromettre sa réinsertion ? Bérengère Le Boëdec poursuit son travail de justice sur mesure, en fonction de chaque condamné, pour "donner du sens à la peine".

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"Je voulais faire le point avec vous, car tout ne se passe pas très très bien..." commence la juge, face à l'homme à qui elle avait accordé une détention à domicile sous surveillance électronique. 

C'est compliqué, un bracelet électronique, c'est vous-même qui êtes votre propre gardien

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- Reconnaît Bérengère Le Boëdec 

Alors, pourquoi ce retard au domicile un dimanche ? Le condamné explique qu'il travaille aussi le dimanche, parce qu'il a besoin d'argent. La juge insiste : 

Vous comprenez que là il va falloir être un peu plus sérieux et vous organiser davantage ? 

Pour cette fois, la magistrate décide de lui retirer un crédit de réduction de peine, ce qui signifie que l'homme devra garder le bracelet 15 jours de plus.

Pour Bérengère Le Boëdec : 

C’est le rôle du juge d’application des peines que de donner du sens à la peine

Cela implique de bien connaître chacun des condamnés qu’elle suit, de ne pas "tomber dans la compassion" dit-elle, mais de ne pas oublier qu'elle juge l'un de ses semblables. 

Références

L'équipe

Sara Ghibaudo
Collaboration
Lucie Lemarchand
Collaboration