Balance ton bar ©Getty - Kseniya Ovchinnikova
Balance ton bar ©Getty - Kseniya Ovchinnikova
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Résumé

Depuis plusieurs semaines les femmes dénoncent les établissements festifs avec le hashtag « Balance ton Bar ». Elles accusent ces établissements de ne pas veiller à la sécurité des femmes, souvent victimes de viols et d’agressions sexuelles après avoir été droguées à leur insu au GHB.

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C’est un rassemblement féministe, organisé dans la capitale belge pour protester contre l’inaction des pouvoirs publics, face à une insécurité que les femmes dénoncent maintenant depuis plusieurs semaines. 

Elles sont des centaines à avoir tweeté, depuis le début du mois d’octobre, et avec le #BalanceTonBar. 

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Elles ont toutes raconté le même genre d’histoire 

"J’avais bu la moitié d’un verre, et je me suis réveillée aux urgences"

"Je passais une très bonne soirée, et puis black out total"

"J’avais des traces de bleus et de morsures sur les bras et sur les cuisses, mais je ne me souviens de rien"

Les témoignages affluent chaque semaine, décrivant des situations semblables, de viol, ou d’agression sexuelle, dans des bars et des discothèques, dont ces femmes, ont, au mieux, des souvenirs par flashs.

Une mémoire à trou vraisemblablement provoquée par des substances illicites, comme le GHB, et ajoutées dans les verres des victimes à leur insu.

Les manifestantes demandent aux élus et aux directeurs d’établissements nocturnes une série d’actions concrètes pour que cela cesse : sensibilisation aux violences sexuelles et aux effets de ces drogues, formation aux gestes de premier secours, identification des bars ou boîtes problématiques, et sanctions à la clé.

Le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête. En attendant, le hashtag continue de se répandre : il essaime au Royaume-Uni au moment où on se parle, et puis chez nous, dans les grandes villes comme Toulouse, Lille, ou Paris.