L’auteur-compositeur-interprète et musicien jamaïcain Bob Marley en concert le 27 novembre 1979. ©Getty - Michael Ochs Archives
L’auteur-compositeur-interprète et musicien jamaïcain Bob Marley en concert le 27 novembre 1979. ©Getty - Michael Ochs Archives
L’auteur-compositeur-interprète et musicien jamaïcain Bob Marley en concert le 27 novembre 1979. ©Getty - Michael Ochs Archives
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Résumé

Il reste, encore aujourd'hui, la légende du reggae. La musique de Bob Marley, de son vrai nom Robert Nesta Marley, a traversé les époques, malgré sa mort très jeune, à 36 ans, le 11 mai 1981. Very Good Trip vous explique la genèse de cette incroyable carrière qui ne fut pas facile.

avec :

Bob Marley (Chanteur et musicien).

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Cette émission est une rediffusion du 25 juillet 2020.

Juin 1975, c’était, je vous l’ai dit, quelques mois avant que le nom de Marley et sa musique, le reggae, dont il est devenu le missionnaire en chef, se propagent dans le monde entier. Oui, missionnaire, le mot n’a rien d’excessif, parce que, soudé au reggae, rayonne le message rasta, j’ai eu l’occasion de vous en parler au cours des épisodes précédents. 

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54 min

Alors je reprends : le parcours ardu et escarpé qu’a dû suivre Bob Marley pour en en arriver là. À son retour de Wilmington, en novembre 1966, il est un autre homme. Une légende commence à se créer autour de lui. Il repart là où il est né, à la campagne, à Nine Mile, entraînant avec lui les Wailers dans une sorte de retour à la terre. Là, au moins ils pourront se nourrir des fruits de celle-ci. Au cœur de cette vallée paradisiaque, ils chantent, jouent et répètent, un peu comme Bob Dylan et The Band dans leur légendaire retraite de Woodstock. La baraque où vivent les Wailers est au sommet d’une colline. Marley retrouve son âne, Nimble, avec lequel il parcourt sa plantation de patates douces. C’est là que vont naître des chansons plus spirituelles, qui feront la réputation de Bob Marley et des Wailers. On peut même parler d’une sorte de mystique qui naît autour de leur retraite, pas éloignée, au fond, dans l’esprit, de celle des Beatles en Inde. Sur cette période, Bunny Livingston aura ce commentaire, je le cite : 

On a été obligés de se retirer parce qu’on n’y arrivait plus. Et ça a été bon pour les Wailers. Ça a fait de nous des chanteurs et des compositeurs plus assurés ».