Leonard Cohen sur scène à Leeds Arena le 7 Septembre 2013
Leonard Cohen sur scène à Leeds Arena le 7 Septembre 2013 ©Getty - Gary Wolstenholme/Redferns
Leonard Cohen sur scène à Leeds Arena le 7 Septembre 2013 ©Getty - Gary Wolstenholme/Redferns
Leonard Cohen sur scène à Leeds Arena le 7 Septembre 2013 ©Getty - Gary Wolstenholme/Redferns
Publicité

Cette semaine Very Good Trip se souvient de celui qui a laissé derrière lui un grand nombre de chansons cultes. Il fallait au moins cela pour Leonard Cohen avec ce soir, de jolies surprises.

« Fingerprints », un air au fort parfum cajun louisianais enregistré par Leonard Cohen en 1977 pour l’album Death of a Ladies Man, enregistré dans des conditions délirantes aux côtés de Phil Spector, déjà extrêmement perturbé.

Spector avait commencé par enfermer chez lui à plusieurs reprises Cohen et celle qui était encore sa compagne, Suzanne, pour les empêcher de sortir tant qu’ils n’avaient pas terminé le travail prévu. Pendant l’enregistrement, il était entouré de gardes du corps. Et lui-même était armé. Il y avait toujours un colt posé sur la console de mixage.

Publicité

Un soir, il l’a braqué sur la tempe de Cohen en lui disant : « Tu sais que je t’aime, Leonard » Et l’autre a répondu, avec une apparente impassibilité, on imagine bien la scène : « Mais j’espère bien que tu m’aimes, Phil ». S’ouvre alors ce qui va sans doute rester, dans l’histoire de la musique enregistrée, comme une période extrêmement étrange, et même peut-être incompréhensible pour nos descendants : le début des années 80.

Une période marquée par les débuts de l’électronique grand public, dont les sons évoquent aujourd’hui pour nous des instruments pour enfants. Mais à l’époque ça paraissait le nec plus ultra du futurisme et de la sophistication. Comme un grand enfant, Cohen, la quarantaine bien entamée, entre dans un magasin pour touristes, à New York, dans le quartier de Broadway, et s’offre un petit synthétiseur Casio à 99 dollars. Pas plus de deux octaves, ça suffit, et hop, on a un petit son couinant. On appuie sur un bouton et ça fait une petite boîte à rythmes du genre jeu pour enfants de cinq ans. Cohen est tout content, il n’a plus envie de prendre sa guitare pour composer des chansons, il pense avoir trouvé mieux. Et c’est comme ça qu’il va composer son fameux « Hallelujah ».

Leonard Cohen :

  • « The Gypsy’s Wife » extrait de l’album « Recent Songs »
  • « The Gypsy’s Wife », extrait de l’album « Recent Songs »
  • « Diamonds in the Mine » extrait de l’album « Songs of Love and Hate »
  • « Fingerprints » extrait de l’album « Death of a Ladies’ Man »
  • « Dance Me to the End of Love » extrait de l’album « Various Positions »
  • « Take This Waltz (live) » extrait de l’album Artistes divers « Acordes con Leonard Cohen Live »

Rufus Wainwright :

  • « Everybody Knows » extrait de l’album Artistes divers « I’m Your Man - Motion Picture Soundtrack »
  • « La Manic - Live at Québec City Show » extrait de l’album « Can’t Forget - A Souvenir of the Grand Tour »

Leonard Cohen :

  • « The Partisan » extrait de l’album « Songs from a Room »
  • « The Lost Canadian (Un Canadien errant) » extrait de l’album « Recent Songs »
  • « Did I Ever Love You » extrait de l’album « Popular Problems »
  • « String Reprise/ Treaty » extrait de l’album « You Want It Darker »