Leonard Cohen, photo d'archives de 1980.
Leonard Cohen, photo d'archives de 1980.  ©Maxppp - PETER MAZEL / SUNSHINE
Leonard Cohen, photo d'archives de 1980. ©Maxppp - PETER MAZEL / SUNSHINE
Leonard Cohen, photo d'archives de 1980. ©Maxppp - PETER MAZEL / SUNSHINE
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Toute cette semaine, Very Good Trip vous accompagne avec une voix très familière qui, dès son apparition il y a près d'un demi-siècle déjà, semblait déjà surgir d'un autre temps, immémorial.

"There Is a War", une chanson assez tendue de Leonard Cohen extraite de son quatrième album, "New Skin for the Old Ceremony", publié en 1974. Il y a une guerre entre les riches et les pauvres, une guerre entre l'homme et la femme, il y a une guerre entre ceux qui disent qu'il y a une guerre et ceux qui disent qu'il n'y en a pas". Des paroles percutantes, comme souvent chez Cohen, qui, dans la chanson, a trouvé cet art d'épurer sa poésie, de trouver les formules et les images qui se gravent en vous de façon ineffaçable.

Il a toujours eu pour habitude de passer beaucoup de temps sur ses textes, d'effacer, réécrire, effacer encore, jusqu'à ce que les vers aient, pour ainsi dire, une sorte d'évidence monolithique. Il lui faut toujours 4 ans pour écrire un vers parce qu'il en écrit 20 000 avant. Et la poésie de Cohen est, comme celle de Dylan, d'ailleurs, indissociable de sa voix. Même si beaucoup d'interprètes ont repris ses chansons, en France, Graeme Allwright a joué ce rôle comme Hugues Aufray l'avait fait pour Dylan, il y a toujours eu dans la voix de Cohen, cette autorité dans la procréation qui n'appartient qu'à lui, même Bob Dylan n'a pas ça ou peut-être, il l'a autrement, il y a toujours chez lui quelque chose de plus trouble, comme farouche et éternellement adolescent, comme insaisissable.

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Tandis que chez Cohen, il y a toujours comme une autorité de patriarche. Sa parole a toujours eu quelque chose de définitif, de chef indien, quand c'est dit c'est dit et il faut se le tenir pour dit. Alors c'est intéressant, cette présence de la guerre chez lui. Ça remonte à loin.

Leonard Cohen :

  • « Dress Rehearsal Rag » extrait de l’album « Songs of Love and Hate »
  • « Hey, That’s No Way to Say Goodbye » extrait de l’album « Leonard Cohen »
  • « Tonight Will Be Fine » extrait de l’album « Songs from a Room »
  • « Bird on the Wire » extrait de l’album « Songs from a Room »
  • « There Is a War » extrait de l’album « New Skin for the Old Ceremony »
  • « I Left a Woman Waiting » extrait de l’album album « Death of a Ladies’ Man »
  • « Our Lady of Solitude » extrait de l’album « Recent Songs »
  • « Heart with No Companion » extrait de l’album « Various Positions »
  • « I’m Your Man » extrait de l’album « I’m Your Man »
  • « Anthem » extrait de l’album « The Future »