Le musicien, chanteur, auteur-compositeur-interprète et acteur David Bowie en 1969 ©AFP - DAVID BEBBINGTON / NURPHOTO
Le musicien, chanteur, auteur-compositeur-interprète et acteur David Bowie en 1969 ©AFP - DAVID BEBBINGTON / NURPHOTO
Le musicien, chanteur, auteur-compositeur-interprète et acteur David Bowie en 1969 ©AFP - DAVID BEBBINGTON / NURPHOTO
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Résumé

Qui était véritablement David Bowie? Qui se cachait derrière cette infinité de masques et d’apparences? Réponses et bien d'autres dans Very Good Bowie Trip cet été.

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Eh oui, on peut être des héros, ne serait-ce que pour un seul jour. Qui ne connaît pas ça, aujourd’hui ?

Heroes reste sans doute la chanson la plus illustre signée et interprétée par David Bowie, sans doute le pinacle artistique d’une carrière qui s’est étendue sur un demi-siècle jusqu’à sa mort, il y a six ans déjà, en 2016. Oui, aujourd’hui, tout le monde ou presque connaît cette chanson, Heroes, par cœur.

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Mais en 1977, il y a quarante-cinq ans, en France, ce n’était pas du tout le cas. En général, on n’entendait guère David Bowie à la radio. Et cette chanson, dans mon souvenir, pas du tout. David Bowie, alors âgé de trente ans, était une figure de ce que, dans la presse spécialisée, on appelait l’art rock, le rock à visée artistique, autre façon de désigner le rock avant-gardiste. Et dans ce domaine, celui qui avait co-écrit et chanté avec lui cette chanson, Heroes le musicien anglais Brian Eno, était une figure plus prestigieuse, et sans doute plus respectée, que celle de Bowie.

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Que savait-on alors de David Bowie en France ? Le grand public, pas grand-chose. Bowie n’avait pas eu un seul tube chez nous. En ces temps reculés, une certaine critique rock donnait le ton. Certains de ses représentants les plus éminents, pas tous, étaient circonspects à son égard. Ils voyaient en lui ce qu’on appelait un faiseur. Un mot péjoratif, aujourd’hui tombé en désuétude. Un faiseur, quelqu’un de prêt à tout pour faire parler de lui, capable de recourir à toutes les astuces possibles et imaginables pour attirer sur lui les projecteurs. Un illusionniste au mauvais sens du terme. Quelqu’un qui fait, en somme, semblant d’être un artiste, et pour lequel la publicité est une fin en soi. Vaste controverse, qui traverse encore notre époque.

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Sans doute faut-il rappeler que, vers le milieu des années soixante-dix, dans le rock au sens large, les phares du genre se prenaient très au sérieux et revendiquaient l’authenticité. Chez John Lennon, Pink Floyd, les Who, Cat Stevens ou encore Bob Marley, ça ne rigolait pas du tout. Beaucoup estimaient que le rôle de la musique était de transmettre un message social et politique. Voire de se fixer des objectifs révolutionnaires. Ou encore d’être le reflet d’une déchirante quête existentielle. Bon, il faut admettre que cette approche a été sérieusement minée dès le début des années soixante-dix. Parce que cette décennie que l’on présente rétrospectivement, aujourd’hui, comme l’âge d’or du rock dit classique ne fut pas que cela. Ce fut aussi l’âge des paillettes, de la futilité fière de l’être et de la dérision. Ce qu’on a pu appeler le glam rock.

Programmation musicale :

  • David Bowie : « Heroes - Single Version; 2014 Remaster » extrait de la compilation « Legacy (The Very Best of David Bowie, Deluxe) »
  • Davie Jones with the King Bees : « Liza Jane » extrait de la compilation David Bowie « Nothing Has Changed (The Best of David Bowie - Deluxe Edition) »

Davy Jones and the Lower Third :

  • Davy Jones and the Lower Third :  « You’ve Got a Habit of Leaving - 2014 Remaster » extrait de la compilation David Bowie « Nothing Has Changed (The Best of David Bowie - Deluxe Edition) »
  • « Can’t Help Thinking About Me » extrait de la compilation David Bowie « Nothing Has Changed (The Best of David Bowie - Deluxe Edition) »

David Bowie :

  • « The London Boys » extrait de la compilation « The Deram Anthology 1966-1968 »
  • « Silly Boy Blue » extrait de la compilation « The Deram Anthology 1966-1968 »
  • « Come and Buy My Toys » extrait de l’album « David Bowie »
  • « She’s Got Medals » extrait de la compilation « The Deram Anthology 1966-1968 »
  • « Love You Till Tuesday » extrait de la compilation « The Deram Anthology 1966-1968 »
  • « Space Oddity » extrait de l’album « David Bowie (aka Space Oddity) - 2015 Remaster »
Références

L'équipe

Michka Assayas
Production