La chanteuse péruvienne Susana Baca en concert à Pildammsparken (Suède).
La chanteuse péruvienne Susana Baca en concert à Pildammsparken (Suède). ©Getty - Tommy Lindholm/Pacific Press/LightRocket
La chanteuse péruvienne Susana Baca en concert à Pildammsparken (Suède). ©Getty - Tommy Lindholm/Pacific Press/LightRocket
La chanteuse péruvienne Susana Baca en concert à Pildammsparken (Suède). ©Getty - Tommy Lindholm/Pacific Press/LightRocket
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Very Good Trip est très ensoleillé ce soir, voire chaud, très très chaud.

Moi qui ne connais que superficiellement la, enfin, la, les musiques latino-américaines, il y a tant de styles, je dois la découverte de Susana Baca, voici une vingtaine d’années, à l’un des musiciens que j’admire le plus au monde, le New-Yorkais David Byrne. 

Vous le savez ou bien peut-être vous l’ignorez, David Byrne et le groupe qu’il a co-fondé, Talking Heads, ont été de grands artisans d’une fusion du rock et du funk noir américain avec des sons et des rythmes pris aux sources de l’Afrique et de l’Amérique latine. 

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Byrne a poursuivi cette œuvre, j’allais dire cette mission, au fond, oui, c’en est une, en fondant une compagnie discographique, Luaka Bop, dont le but a été et reste de faire découvrir à un public non spécialisé, non connaisseur, la beauté de musiques produites dans le monde entier. Il a commencé à assembler divers florilèges, notamment, en 1995, une compilation intitulée Black Peru, le Pérou noir. 

C’est ainsi qu’un public non averti a pu découvrir la voix d’une certaine Susana Baca, une musicienne et musicologue, même, noire péruvienne, originaire d’une famille d’esclaves emmenés à Lima au seizième siècle dans les galères espagnoles. 

On a pu dire d’elle qu’elle était la Cesária Évora du Pérou. Avec son mari le sociologue bolivien Ricardo Pereira, elle a beaucoup œuvré pour préserver la culture des descendants d’esclaves au Pérou et surtout défendre leurs droits. Ce qui l’a conduite à être brièvement, il y a une dizaine d’années, ministre de la culture, un grand motif de fierté pour les Noirs péruviens, traditionnellement victimes de ségrégation. 

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En tout cas, David Byrne a diffusé en 1997 son premier album international, Eco de Sombras, écho des Ombres. Et c’est ainsi que la musique de Susana Baca s’est mise à voyager hors du cercle des spécialistes et connaisseurs. Je reviens au tout récent collaborateur de Susana Baca, le trentenaire blanc nord-américain Michael League. Au temps où celui-ci était étudiant à l’université de Denton, dans le nord du Texas, il y a une petite quinzaine d’années, il a créé une ample formation, très libre. Jazz à la source, l’orchestre co-fondé par Michael League, Snarky Puppy, a cherché à assimiler toutes sortes de musique, notamment latines. 

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C’est ainsi qu’il a développé un grand intérêt pour le style et les chansons de la Péruvienne Susana Baca avec laquelle il a fini par collaborer une première fois il y a six ans. En 2021, la petite graine a fini par germer. Michael League, accompagné par le joueur de saxophone alto Jeff Coffin et un ingénieur du son se sont rendus à Lima. Ils ont passé dix jours dans la maison de Susana Baca, située dans la petite province côtière de Cañete, au sud de la capitale. Et le fruit de ce travail, c’est cet album qui est une sorte de quintessence de tout l’art de Susana Baca. J’en rappelle le titre, « Palabras urgentes ».

  • Susana Baca : « La Herida oscura » extrait de l’album « Palabras Urgentes » 
  • Quantic & Nidia Góngora : « Balada Borracha » single 
  • Los Auténticos Decadentes • Natalia Lafourcade : « Golpes en el Corazón » single 
  • Natalia Lafourcade, Los Cojolites : « Nada Es Verdad » extrait de l’album «  Un Canto por México, Vol. II » 
  • Canzoniere Grecanico Salentino : « Balla nina » extrait de l’album « Meridiana » 
  • San Salvador : « Fai Sautar » extrait de l’album « La Grande Folie » 
  • L’Alba : « Sò diventatu » extrait de l’album « À Principiu » 
  • Monsieur Doumani : « Pissourin » extrait de l’album « Pissourin » 
  • Balkan Taksim : « Zaline » single
  • Keyvan Chemirani : « Bâman Sanamâ » extrait de l’album « Hâl - Ballades amoureuses »