Affiche de la série "Ultra loin" de Chloé Léonil et Etienne Chédeville
Affiche de la série "Ultra loin" de Chloé Léonil et Etienne Chédeville - France Télévisions
Affiche de la série "Ultra loin" de Chloé Léonil et Etienne Chédeville - France Télévisions
Affiche de la série "Ultra loin" de Chloé Léonil et Etienne Chédeville - France Télévisions
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"Ultra loin", première série native de portail numérique spécial Outre-mer de France Télévisions et "Tokyo Vice", adaptation du roman autobiographique de Jake Adelsetein par Michael Mann.

Ultra Loin, une série française disponible sur FranceTV.fr et La1ere.fr

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Il s'agit de la première série native de portail numérique spécial Outre-mer de France Télévisions. Dans une maison de banlieue parisienne un rien décatie cohabitent neuf étudiants issus des territoire ultra marins ainsi que Guillaume, leur propriétaire, indécrottable adulescent de 45 ans originaire de La Réunion. Une colocation bigarrée, colorée, solidaire et joyeuse, ce qui n’exclut pas pour autant les conflits.

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Dans cette maison il y a les étudiants sérieux, les dilettantes, les artistes, les amoureuses… bref un panel savoureux de caractères bien trempés mais jamais caricaturaux. C’est une sitcom, donc le ton est à l’humour et à la légèreté, portés ici par les dialogues finement ciselés de Chloé Léonil et Etienne Chédeville.

La seconde qualité de la série réside dans sa manière de construire des intrigues qui, derrière la cocasserie des situations, disent avec justesse le quotidien de ces expatriés vivant pourtant dans leur propre pays. Un pays qui semble les renvoyer sans cesse à leur différence d’origine et les font se sentir français à part entière mais aussi un peu à part. Bref une série enlevée, humoristique, caustique et politique.

L’autre série de la semaine c’est Tokyo vice, série américaine disponible sur Canal+ depuis le 14 septembre

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À 24 ans, Jake Adelstein est le seul occidental à avoir réussi à intégrer la rédaction d’un des plus grands quotidiens tokyoïtes où il écrit sur les faits divers. Manière pour ce blanc américain de découvrir les méthodes des journalistes du pays du Soleil levant, leurs affiliations douteuses avec la police qu’il faut savoir acheter et les yakuzas qu’il faut savoir approcher. Non sans risques on s’en doute.

Le roman très autobiographique de Jake Adelsetein a longtemps été considéré comme difficile pour ne pas dire impossible à adapter au cinéma. La série lui offre l’étoffe dramaturgique et la complexité narrative qu’il requiert. Michael Mann, auteur au cinéma des brillants Heat et Collateral, ici producteur et metteur en scène du premier épisode, cisèle une ampleur au récit ainsi qu’une ambiance et un rythme particuliers. Sa manière très anxiogène, toute en torpeur inquiétante, de plonger dans la nébuleuse politico judicaire d’une société à deux visages tranchants, immerge le spectateur dans une fiction malaisante, entre thriller trouble et documentaire glaçant. Du grand art.

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Xavier Leherpeur
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