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Pour Claire Chazal, PPDA aime "multiplier les conquêtes" mais "ni dans la violence, ni dans la force"

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Claire Chazal était l'invitée de l'Instant M, sur France Inter, jeudi matin.
Claire Chazal était l'invitée de l'Instant M, sur France Inter, jeudi matin.
© Radio France

La journaliste, qui fut en couple avec Patrick Poivre d'Arvor dans les années 1990, estime que PPDA "aime séduire" mais "pas forcer". Elle juge "regrettable" que "dans certaines affaires, des bourreaux supposés soient jetés en pâture devant le tribunal de l'opinion".

C'est la première fois qu'elle s'exprime directement sur les accusations qui visent PPDA. Invitée de l'Instant M jeudi matin, Claire Chazal, ancienne présentatrice des journaux du vendredi soir et du week-end sur TF1, a estimé que Patrick Poivre d'Arvor, visé par une enquête préliminaire pour "viols", était un "séducteur", "aimant multiplier les conquêtes féminines" mais "ni dans la violence, ni dans la force". Animatrice de l'émission "Passage des arts" sur France 5, la journaliste, qui fut aussi en couple avec PPDA dans les années 90 et avec lequel elle a eu un enfant, juge "regrettable" que "dans certaines affaires, des bourreaux supposés soient jetés en pâture devant le tribunal de l'opinion et peut-être même le tribunal médiatique"

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"Tribunal médiatique"

"Je trouve normal et bienvenu que les femmes parlent enfin", explique, en préambule, la journaliste à France Inter. "Il y a des violences conjugales, contre les femmes, et bien souvent une impuissance financière, matérielle ou culturelle à se défendre, à se faire entendre. Je trouve essentiel que les choses puissent être dites un peu mieux et c'est peut-être même une révolution qu'il faut souligner."

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Mais, à propos des accusations de viols, portées dans une plainte contre PPDA par l'autrice Florence Porcel et pour lesquelles le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire, Claire Chazal poursuit : "Je trouve regrettable que dans certaines affaires, des bourreaux supposés soient jetés en pâture devant le tribunal de l'opinion et même peut-être devant le tribunal médiatique." 

"Je suis pour la complexité des situations, pour l'écoute des deux parties et je trouve que, souvent, une seule voix est entendue."

"Ni dans la violence, ni dans la force"

Elle tient toutefois à préciser : "Concernant Patrick, qu'évidemment je connais bien, je peux dire et même assurer que, bien qu'étant séducteur, aimant bien sûr conquérir, aimant même, peut-être, disons-le, multiplier les conquêtes féminines, il n'est en rien, ni dans la violence, ni dans la force".

"Ce qu'il aime avant tout c'est séduire, convaincre, convaincre par la parole, par ce qu'il est, par son charme, par sa position aussi, pourquoi ne pas le dire… Mais l'amour est mystérieux."

Toutefois, Claire Chazal estime qu'en rien son ancien collègue et compagnon ne pourrait "arriver à forcer quelqu'un". "Je pense qu'il y a même un orgueil chez lui qui fait que, évidemment, charmer, être aimé, c'est ce qu'il souhaite avant tout, et non pas forcer. C'est ce que je peux dire et ce que je sais de lui", ajoute-t-elle. "Concernant TF1, jamais les choses n'ont été ni même évoquées ni même imaginées dans cette tour où son bureau était au cœur de la rédaction et où chacun avait accès à ce bureau", conclut la journaliste. 

PPDA a riposté mercredi soir

Ex-présentateur vedette des journaux télévisés de France 2 puis de TF1, jusqu'en 2008, Patrick Poivre d'Arvor nie toute forme d'emprise ou de contrainte sur Florence Porcel, qui l'accuse de viols. Invité, mercredi soir, de l'émission Quotidien sur TMC, il a affirmé qu'il s'agissait "d'affabulations" et qu'il n'avait "jamais eu de rapports autres que professionnels, des rapports je le crois très cordiaux" avec cette dernière. "Jamais, je n'ai accepté une relation qui ne serait pas consentie, une relation qui serait forcée, que ce soit sentimentale ou sexuelle. Jamais de ma vie !", a ajouté l'ancien présentateur du journal de TF1, démentant au passage des comportements inappropriés vis-à-vis des femmes rapportés par Le Parisien.

Florence Porcel a porté plainte contre PPDA, des accusations qu'elle dévoile dans un roman, "Pandorini", sorti début janvier. Les faits de 2004 se seraient déroulés dans le bureau du présentateur, chez TF1, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), à l'issue d'un journal télévisé et ceux de 2009 au siège de la société de production A Prime Group, selon Le Parisien. PPDA dénonce l'utilisation faite de sa personne "pour assurer la promotion d'un roman". Il dénonce également le traitement de cette actualité par le quotidien, contre lequel il a déposé plainte pour "diffamation".