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Pour le Conseil scientifique, Omicron risque de "désorganiser la société" à partir de début janvier

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Le Conseil scientifique craint une "possible désorganisation de la société à partir de début janvier".
Le Conseil scientifique craint une "possible désorganisation de la société à partir de début janvier".
© AFP

Le Conseil scientifique a alerté jeudi sur un risque de "désorganisation de la société" à partir de janvier à cause du nombre important d'arrêts maladies entraînés par les cas de Covid-19 et la vague Omicron. Des réorganisations sont d'ores-et-déjà en cours, notamment à la SNCF.

Cas de Covid, cas contact... La pandémie et le variant Omicron entraînent des arrêts maladies à la chaîne et bouleverse les plannings des entreprises. En France, la cinquième vague commence à perturber plusieurs secteurs, à commencer évidemment par l'hôpital. En conférence de presse jeudi, le Conseil scientifique a indiqué craindre une "possible désorganisation de la société à partir de début janvier", en raison de la propagation du variant Omicron, a déclaré son président Jean-François Delfraissy. Les scientifiques s'attendent à des centaines de milliers de cas de Covid-19 à la rentrée. 

"Dans un contexte de diffusion aussi forte vont se poser des problèmes de fonctionnement de notre société dans les secteurs stratégiques, à savoir la distribution alimentaire, la sécurité, les énergies, les transports, les communications et la santé", a souligné le gériatre Olivier Guérin, membre du Conseil scientifique.

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Les établissements de santé se réorganisent

Les hôpitaux sont d'ores et déjà sous tension et après deux ans de pandémie, les soignants sont épuisés et le manque de personnels est de plus en plus criant. Les plans blanc ont été déclenchés depuis plusieurs semaines dans l'ensemble des établissements de santé publics et privés de huit régions (Corse, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Ile-de-France, Occitanie, Pays de la Loire et Bourgogne-Franche-Comté) et dans de nombreux hôpitaux dans les autres régions. Cela permet notamment de déprogrammer des opérations et de réaffecter des personnels vers les services de soins critiques.

Mais comme vu lors des premières vagues, ces déprogrammations et ce manque de place peuvent avoir de lourdes conséquences pour certains patients. "Vendredi, un homme a fait un infarctus et nous n'avions pas de place pour le prendre en cardiologie sur Paris parce qu'on a fermé des lits de cardiologie pour prendre des malades Covid non-vaccinés", racontait dimanche dernier sur franceinfo Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France.

Par ailleurs, de premiers transferts de patients ont eu lieu mi-décembre, de Marseille vers la Bretagne, et de la région PACA vers l'Ile-de-France pour libérer des places dans les services de réanimation. "On pense que dans les semaines à venir, il faudra faire des transferts au sein de la région" parisienne notait mardi dernier sur France Inter Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Mais ces transferts vont rapidement avoir leurs limites puisque toutes les régions sont touchées.

Adaptation des plans de transport à la SNCF

La SNCF a déjà fait savoir que certains trains régionaux ont été supprimés à cause de cas de Covid et des cas contact parmi les membres de son personnel. "Comme tout employeur, nous sommes confrontés à l'échelle du groupe SNCF (SNCF Voyageurs, SNCF Réseau, SNCF Gares & Connexion) aux effets de cette 5e vague Covid, ni plus ni moins que le reste de la société", a indiqué un porte-parole de SNCF Voyageurs. Le phénomène reste pour l'instant "local et marginal". À cela s'ajoute des adaptations locales des plans de transport en raison d'"une moindre fréquentation des voyageurs par exemple du fait du télétravail", a-t-il ajouté.

La SNCF a par exemple annulé tous les trains jusqu'en janvier sur les lignes Perpignan-Villefranche (Pyrénées-Orientales), Carcassonne-Quillan (Aude) et Nîmes-Le Grau du Roi (Gard). Des trains sont annulés sur d'autres lignes, comme entre Mende et Marjevols (Lozère), Lyon et Grenoble, Bordeaux et Sarlat (Dordogne), Nancy et Longwy (Meurthe-et-Moselle), Évreux et Mantes (Yvelines) ou encore sur des liaisons intérieures à la Normandie. Les voyageurs sont invités à vérifier les horaires sur le site TER de leur région ou sur l'application L'Assistant SNCF.