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Pourquoi Jean-Luc Mélenchon veut inscrire la liberté de genre dans la Constitution

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Jean-Luc Mélenchon était l'invité de France Inter lundi.
Jean-Luc Mélenchon était l'invité de France Inter lundi.
© Radio France - Capture d'écran

Premier invité de la Matinale Spéciale présidentielle de France Inter lundi, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu'il voulait inscrire la liberté de genre dans la Constitution. Voici les détails de cette proposition.

Le candidat de L'Union populaire Jean-Luc Mélenchon était invité de France Inter lundi, premier invité de la Matinale Spéciale présidentielle. De 8h20 à 9h30, le candidat a été interrogé sur son programme, sur la gestion de la crise sanitaire ou encore sur la primaire de la gauche. Il s'est notamment exprimé sur "les libertés fondamentales" qu'il compte inscrire dans la Constitution. 

"Les libertés fondamentales de la personne humaine doivent être dans la Constitution", a affirmé Jean-Luc Mélenchon. Le candidat a alors cité l'IVG, "qu'on arrête de rediscuter de ce sujet à chaque élection. Ou on reconnaît la pleine liberté de leur corps par les femmes, ou on pense que c'est une notion aléatoire", a-t-il expliqué. Il a ensuite évoqué "le droit de mourir dans la dignité" et "la liberté du genre". 

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Simplifier la démarche administrative

Le candidat Insoumis avait déjà développé cette proposition lors d'une conférence à Lille. "C'est d'ores et déjà ce qu'il se passe, vous pouvez changer de genre", avait-il expliqué. Mais la procédure est longue et compliquée. "Si vous avez un droit dans la Constitution, la liberté individuelle que cela représente sera garantie", a précisé Jean-Luc Mélenchon. "C'est une procédure qu'il faut fluidifier", avait-il également expliqué dans son émission #AlloMélenchon sur Twitch début décembre.

L'Argentine et l'Uruguay ont déjà franchi le pas. Dans ces deux pays, "vous avez le droit de choisir et de décider, c'est une simple déclaration administrative [...] Si c'est votre intime conviction, que vous êtes une femme ou un homme, vous avez le droit de l'affirmer contre la réalité des apparences et de votre corps. Et la société, la seule chose qu'elle peut espérer, c'est que vous soyez bien dans votre peau, dans votre rôle, dans votre genre. Cela ne concerne pas des milliers de gens, il n'y a pas des centaines de milliers de gens qui sont torturés par cette question mais ceux qui le sont souffrent et souffrent beaucoup. Une souffrance qui a une origine purement administrative.", a dit le candidat lors de la conférence à Lille.

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Dans son émission sur Twitch, le candidat avait été interrogé par une femme trans sur le risque de critiques et de réactions violentes que cette mesure pourrait susciter. "Qu'il y ait des gens pas d'accord dans une démocratie, c'est assez normal", avait alors souligné Jean-Luc Mélenchon. "Je ne suis pas choqué qu'il y ait des réactions mais je pense que notre devoir à nous c'est de convaincre [...] Plus on en parle, plus ça se banalise et moins les gens ont peur. Il ne faut pas avoir peur."

"La liberté du genre, je ne savais pas ce que c'était avant que mes plus jeunes camarades m'en parlent et avant que je le vois se mettre en place dans certains pays", avait reconnu le candidat. "On a un gros travail d'explication. Il faut recommencer 100 fois s'il le faut. Il ne faut pas prendre des postures à considérer que tout ceux qui ne sont pas d'accord avec vous sont d'odieux réactionnaires", avait-il poursuivi. L'enjeu est selon lui essentiel, car si "le bonheur n'est pas entièrement lié à une question", "le malheur si". Souvent, "il y a une question qui vous pourrie la vie."

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