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"Prendre des risques permet de devenir meilleur" - Le best-of de Boomerang

"Prendre des risques permet de devenir meilleur" - le danseur François Alu dans Boomerang
"Prendre des risques permet de devenir meilleur" - le danseur François Alu dans Boomerang
© Getty - urbazon

Tous les moments insolites de "Boomerang" sont à retrouver dans le mix du best-of de la semaine : Augustin Trapenard recevait le délégué général du Festival de Cannes Thierry Frémaux, le danseur François Alu, la comédienne Anne Parillaud, le chanteur Bertrand Burgalat et l'illustratrice Rebecca Dautremer.

Réécoutez le mix du best-of de la semaine réalisé par Anouk Roche :

Le Best-of de Boomerang du vendredi 23 avril 2021

14 min

Thierry Frémaux

Également directeur de l’Institut Lumière de Lyon, délégué général du Festival de Cannes et président de l'association Frères Lumière, Thierry Frémaux vient de faire paraitre "Judoka", son nouveau livre. Retrouvez son interview dans Boomerang :

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"Cannes permet le cinéma. Souvent, on dit que le Festival de Cannes est politique, mais ce n'est pas nous qui sommes politiques, ce sont les artistes qui le sont. Les artistes sont là pour questionner nos existences et faire de nous des êtres différents.

Le métier que je fais, c'est une certaine façon de se dévouer aux autres

Je n'ai pas fait de politique, mais d'une certaine façon, faire de la culture comme vous, c'est faire de la politique. Là où nous sommes, nous apportons quelque chose.

Le cinéma, qui s'est affronté à la télévision dans les années 1950, à la vidéo dans les années 1980, à Internet maintenant avec les plateformes, est tout le temps resté ouvert, vivant, prêt à l'action". 

Aller au cinéma c'est indépassable

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François Alu

Le premier danseur de l'Opéra de Paris est venu nous enseigner l'art de ses mouvements et s'est confié sur son nouveau projet "La source", de Patrick Dupond et de Charlie Chaplin. François Alu était au micro d'Augustin Trapenard : 

"C'est propre à notre métier de danseur d'avoir mal. On souffre beaucoup, mais on ne s'écoute pas parce que si on écoute notre corps, on ne se lève pas le matin… Et il n'y a plus qu'à arrêter de faire ce travail. C'est en dépassant cette douleur qu'on arrive à transcender cet état. Le revers de la médaille, c'est que, parfois, on en fait trop et c'est comme ça que la blessure peut arriver. C'est important de s'écouter. 

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Quand on fait un saut, c'est toute la fibre musculaire qui va se contracter : les quadriceps au niveau des jambes qui sont très mobilisés, les ischios jambiers, les mollets, les pieds parce que c'est vraiment les orteils qui vont finir la détente, le haut du corps aussi est extrêmement important, les abdominaux, le dos, les spinaux qui sont les petits muscles entre les vertèbres… Tout le corps est mobilisé. Puis la tête, le cerveau…

Je crois que mon plus grand saut, c'est quand j'ai quitté ma famille, mon berceau natal pour monter sur Paris

C'était très émouvant cette rupture avec les parents, mais, en même temps, c'est comme ça que j'ai pu m'épanouir pleinement dans la vie que je mène aujourd'hui et que je fais toutes ces rencontres". 

Anne Parillaud

À l'occasion de la sortie de son livre "Les Abusés", la célèbre comédienne de "Nikita" est venue confier sa passion pour le cinéma et son besoin de rester attacher au regard de l'autre. Elle était au micro de Boomerang

"Étant quelqu'un qui n'a pas trouvé de position dans la réalité, je suis vraiment une handicapée de la réalité. Je m'en suis donc créée une autre et je me la suis créée dans la fiction qu'est le cinéma. Mais, pour moi, ce n'est pas du tout la fiction. Pour moi, c'est là que j'existe réellement et c'est là où, finalement, je ne joue absolument pas, c'est là où ma vérité se trouve. 

Je pense que l'art en général peut donner des réponses à la souffrance, à la tristesse, du réconfort et peut effectivement éveiller un autre regard sur l'amour.

Les histoires parallèles ou différentes nous apportent des chemins de traverse, nous permettent de regarder les choses autrement, de se comparer et de s'apprivoiser à des choses qu'on n'avait pas vues comme ça, ou qui n'étaient pas de notre univers.

Il y a quelque chose de surréaliste dans la création, on réinvente un monde et en réinventant ce monde, finalement, on nous montre celui dans lequel on vit. En faisant un pas de côté, on nous montre une certaine vérité. 

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J'ai toujours couru après ma mère. J'ai toujours cherché à être aimée. C'était impossible de ne pas aimer ma mère. J'ai couru après elle toute mon existence et je pense l'avoir trouvée.

Elle-même est quelqu'un qui n'a pas reçu suffisamment d'amour pour pouvoir en donner. Forcément, on en pâtit. Ma mère étant issue d'un socle affectif détérioré, forcément, elle ne pouvait pas offrir à ses enfants, et à moi-même, l'équilibre affectif nécessaire".

Bertrand Burgalat

La musique est pour lui "un symptôme et un révélateur de la société" qui permet aussi de ressentir le monde autrement. Cet amoureux de Pink Floyd, grand entrepreneur de la musique, producteur de disques par l'intermédiaire de son fameux label Tricatel était l'invité de Boomerang

"Mes parents sont morts depuis longtemps, mais je me demande si le fait que j'ai jamais cherché à surchanter et à chanter comme je parle, sans faire la moindre mise en scène dans la voix, je pense que c'est peut-être parce que, inconsciemment, je ne voulais pas être en compétition avec ma mère, qui était d'une famille de chanteurs 

Quand j'ai commencé, c'était un peu la période de la chanson sportive, avec des chanteurs à voix qui avaient une grande démonstration de force, mais pas toujours au service de l'émotion. Ça me donnait envie d'aller vers quelque chose de beaucoup plus direct [...] 

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Ce qui est intéressant avec la musique, c'est que c'est très proche du reste de la société. Contrairement à ce qu'on dit toujours, que c'est l'exception culturelle, eh bien la musique, c'est un très bon symptôme de la société. Les artistes d'aujourd'hui, qui sont totalement désemparés par le "stop and go", le fait de toujours préparer des concerts, puis de devoir arrêter de façon imprévue, s'ils avaient pu imaginer que pendant deux ans, ça se passerait comme ça, ils auraient pu créer des œuvres extraordinaires". 

Rebecca Dautremer

À l'occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, l'autrice de Princesses oubliées ou inconnues", grande figure de l'illustration française, était l'invitée de Boomerang

"C'est long de faire une illustration dans la technique que j'emploie. C'est du travail, j'investis du temps, donc je n'ai pas envie que les gens voient ça en 30 secondes. 

J'ai envie de choper leur regard dans mon image, de faire en sorte qu'ils regardent bien tous les petits détails, qu'ils puissent plonger dans un monde riche, généreux, où il se passe des trucs !

On constate que le livre numérique n'a pas pris un essor dingue et plafonne à un certain pourcentage des ventes. Pour l'instant, surtout dans mon domaine du livre illustré, il n'est pas menacé. L'objet-livre n'a pas disparu au profit du livre virtuel".

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Aller plus loin

🎧  SUIVRE - Boomerang : Tous les entretiens d'Augustin Trapenard, du lundi au vendredi à 9h05

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