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Présidentielle à gauche : Christiane Taubira "envisage" d'être candidate, Anne Hidalgo propose de "débattre"

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Anne Hidalgo a réagi en conférence de presse à l'annonce de Christiane Taubira.
Anne Hidalgo a réagi en conférence de presse à l'annonce de Christiane Taubira.
© AFP - Capture d'écran Youtube / JULIEN DE ROSA

Christiane Taubira a annoncé ce vendredi qu'elle envisage d'être candidate à la présidentielle d'avril prochain. Elle a toutefois précisé qu'elle ne serait pas "une candidate de plus". De son côté, la candidate socialiste Anne Hidalgo a rappelé son souhait d'une primaire et propose aux candidats de "débattre".

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Christiane Taubira a annoncé qu'elle envisageait d'être candidate à la présidentielle ce vendredi. "Il y a des candidatures de personnes de grande valeur, pour qui j'ai de l'estime et de l'amitié. Mais je constate l'impasse", indique l'ancienne ministre de la Justice. "J'ai toujours dit que je prendrai mes responsabilités. Pour cela, j'envisage d'être candidate à l'élection présidentielle de la République française." Toutefois, elle précise qu'elle ne sera pas "une candidate de plus. Je mettrai toutes mes forces dans les dernières chances de l'union." 

Christiane Taubira conclut en donnant "rendez-vous à la mi-janvier".

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Ses proches avaient fait savoir un peu plus tôt qu'elle s'exprimerait pour "peser de sa personne pour tenter de fédérer". L'hypothèse de sa candidature agitait les électeurs de gauche depuis plusieurs jours, en quête d'une personnalité en capacité de rassembler autour d'elle à gauche, avant le premier tour de la présidentielle.

"Il s'agit de vous représenter, parce que l'essentiel, c'est quand même le sens de qui nous sommes."

Constatant "la fragilité du quotidien", "les incertitudes de l'avenir" et "les fragmentations qui sont à l'œuvre dans la société française", Christiane Taubira souhaite "renforcer la cohésion sociale", "apporter sûreté et sécurité au quotidien", "ajuster les services publics" et indique qu'il faut "cesser de tergiverser face aux bouleversements climatiques". "Ce qui compte, c'est cette belle ambition d'égalité, de justice sociale, de volontarisme écologique. Il s'agit de vous représenter, parce que l'essentiel, c'est quand même le sens de qui nous sommes."

Cette candidature ne sera pas une première pour Christiane Taubira, 69 ans, qui avait été la candidate du Parti radical de gauche à la présidentielle de 2002. Elle était arrivée en 13e position du premier tour, avec 2,32 % des voix.

37 min

Anne Hidalgo propose aux candidats de gauche de "débattre"

Quelques minute après l'annonce de Christiane Taubira, la candidate socialiste Anne Hidalgo a rappelé qu'elle souhaite un vote pour désigner un candidat commun. "Pour moi, il y a une méthode et une seule pour pouvoir rassembler toute la gauche et les écologistes, c'est celle de la primaire", a-t-elle insisté.

Elle propose aux autres candidats de gauche de "débattre devant les Françaises et les Français pour pouvoir exprimer ce que la gauche, ses différentes composantes, porte aujourd'hui" dans cette élection présidentielle, pour présenter leurs "propositions" et faire émerger "convergences" et "différences". Elle souhaite mettre plusieurs sujets sur la table, notamment le pouvoir d'achat, la situation des jeunes, les passoires thermiques, la situation de l'hôpital public. Son ambition est "d'apporter ensemble des réponses urgentes".

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Elle avait déjà appelé la semaine dernière à un rassemblement à gauche avec l'organisation d'une primaire. Mais la maire de Paris a aussitôt enregistré un refus de la part du candidat écologiste Yannick Jadot, de l'Insoumis Jean-Luc Mélenchon ou encore du communiste Fabien Roussel.

Yannick Jadot ne veut pas "sauver la gauche" mais "sauver la France"

En conférence de presse ce vendredi matin, Yannick Jadot a mis en garde quant à la potentielle candidature de Christiane Taubira. "Attention à ne pas détourner l'attention des Françaises et des Français de nos propositions pour résoudre des candidatures qui sont dans l'impasse, qui sont en difficulté, et qui essaient de trouver une porte de sortie avec un pseudo-débat démocratique qu'ils n'ont pas voulu avoir les précédents mois, avec un débat sur le projet qu'ils ont refusé dès le printemps dernier", a-t-il réagi. Lui qui a été désigné par un scrutin interne à EELV exclut de "retourner dans une primaire".

Dans l'émission Ma France sur France Bleu, il a souligné que Christiane Taubira est "une femme remarquable" mais il regrette d'être face à "une candidate sans projet". "Je sais les valeurs qui l'habitent mais à quatre mois de l'élection présidentielle, poster une vidéo de trois minutes et dire 'je reviens dans un mois", ce n'est pas à la hauteur des difficultés que rencontre notre pays."

Yannick Jadot a également rappelé qu'il y a un an, il avait appelé au rassemblement et n'avait pas été entendu. Désormais, "si les socialistes veulent faire une primaire, libre à eux", indique-t-il. "Je ne veux pas sauver la gauche, je veux sauver la France."

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L'annonce de l'éventuelle candidature de Christiane Taubira a été reçue avec beaucoup plus d'enthousiasme par la finaliste de la primaire écologiste, Sandrine Rousseau. "C'est bien, elle met les pieds dans le plat de l'union", a-t-elle applaudi. "Là on commence vraiment (...) à voir un gouvernement de gauche, donc allons-y !", s'est-elle réjouie sur RMC.

Interrogé à ce sujet, Yannick Jadot a souligné qu'il dit "oui au rassemblement" mais ce rassemblement "doit se construire sur un projet". Il appelle donc les socialistes à les rejoindre. "On ne rediscutera pas de la candidature écologiste", insiste-t-il.