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Présidentielle : Macron candidat avant Noël ? La petite musique qui monte dans la Macronie

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Derrière Emmanuel Macron, certains plaident pour une déclaration de candidature précoce, dès la mi-décembre.
Derrière Emmanuel Macron, certains plaident pour une déclaration de candidature précoce, dès la mi-décembre.
© AFP - Stephane Mahe

Jusqu'à présent, tous les présidents de la Ve République candidats à leur réélection sont partis en campagne le plus tard possible. Selon les informations de France Inter, certains dans le camp présidentiel poussent désormais le chef de l'État à changer de stratégie.

François Mitterrand ne s'était laissé que 33 jours, entre sa déclaration de candidature et le premier tour de l'élection présidentielle de 1988. Valéry Giscard d'Estaing, 55 jours en 1981, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, moins de 70 jours en 2002 et 2012. Emmanuel Macron, s'il se lançait dès le mois de décembre, comme certains l'espèrent au sein de la majorité, partirait pour plus de 110 jours de campagne. 

Une durée exceptionnellement longue mais qui aurait au moins trois avantages, explique un ministre : "Surprendre les Français, se distinguer de ses prédécesseurs, et occuper les repas de fêtes avec autre chose que Zemmour." Et puis, ajoute un conseiller du pouvoir, "on arrêterait enfin avec cette hypocrise du Président dont tout le monde sait qu'il sera candidat !".

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Que Macron "retrouve sa vista"

Les Républicains auront leur champion le 4 décembre, à l'issue de leur congrès. Éric Zemmour devrait se déclarer courant novembre. Emmanuel Macron choisira-t-il d'entrer très vite dans la mêlée ? "La politique, c'est comme la boxe", avertit un proche. "Quand ça tape, il ne faut jamais rester immobile dans un coin." Dernier argument, avancé par un parlementaire de poids : "Il est grand temps que le Président retrouve sa vista, qu'il aille dans un tout autre registre que le catalogue qu'il égrène aujourd'hui."

Alors, campagne fleuve ou campagne éclair ? Nul ne sait ce que décidera le chef de l'État. Mais le débat existe bel et bien autour de lui, entre ceux qui plaident pour ce départ fin 2021 et ceux qui restent sur l'idée initiale d'une déclaration de candidature en janvier voire février 2022, pour ne pas parasiter le lancement de la présidence française de l'Union européenne. 

Dans le premier cercle du président de la République, on jure que la question n'est pas arrivée jusqu'à l'Élysée... Si Emmanuel Macron choisissait la stratégie "disruptive", comme on dit chez les Marcheurs, il ne faudrait surtout pas gâcher l'effet de surprise.