Qu’est-ce que le Sarmat, surnommé "Satan 2", le nouveau missile intercontinental testé par les Russes

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Qu’est-ce que le Sarmat, surnommé "Satan 2", le nouveau missile intercontinental testé par les Russes

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Vladimir Poutine, le 20 avril 2022, au Kremlin.
Vladimir Poutine, le 20 avril 2022, au Kremlin.
© AFP - Mikhail Tereshchenko

La Russie annonce avoir effectué un test de son nouveau missile balistique intercontinental "Sarmat". D'une puissance jamais dépassé, il est capable de raser un pays grand comme la France.

L'armée russe a annoncé mercredi le premier tir d'essai réussi du missile balistique intercontinental Sarmat, une arme de nouvelle génération de très longue portée que le président Vladimir Poutine a salué comme "sans équivalent". Ce missile, surnommé "Satan 2" par l’OTAN, a pour nom officiel "RS-28 Sarmat" et doit remplacer les missiles R-36M. D'une puissance sans précédent, il capable de voler sur de très longues distance et peut frapper la plupart des pays du globe.

Développé par le Bureau d’étude Makeïev, Satan 2 peut contenir jusqu’à douze têtes nucléaires. C’est le plus gros missile nucléaire jamais conçu. Sa puissance maximale est estimée à 50 mégatonnes, ce qui est 2.000 fois plus puissants que les bombes américaines qui ont explosé au-dessus de Nagasaki et Hiroshima, lors de la Seconde Guerre mondiale.

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Capable de relier Londres en moins de six minutes

Avec une portée de plus de 10.000 km, ce missile peut atteindre Paris. Sa vitesse de pointe est de sept kilomètres par seconde. Autrement dit, si ce missile est tiré depuis Moscou, il frappe Londres en moins de six minutes. Vladimir Poutine affirme que l’ogive peut traverser le pôle Nord et le pôle Sud. Ce missile est capable de "déjouer tous les systèmes anti-aériens modernes", c’est-à-dire de brouiller les radars, d’après le chef du Kremlin.

Dans une vidéo, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, a affirmé que le tir avait lieu à 15H12 depuis l'aire de lancement de Plessetsk, dans la région d'Arkhanguelsk (nord-ouest). Le missile a atteint ensuite comme prévu une cible sur un autre terrain militaire, celui de Koura, sur la péninsule russe du Kamtchatka, en Extrême-Orient, à plus de 6.000 kilomètres de là. Vladimir Poutine déclare :

C'est véritablement une arme unique qui va renforcer le potentiel militaire de nos forces armées, qui assurera la sécurité de la Russie face aux menaces extérieures et qui fera réfléchir à deux fois ceux qui essayent de menacer notre pays avec une rhétorique déchaînée et agressive.

Le Sarmat rejoint les missiles hypersoniques Kinjal, ce qui veut dire Kinjal, et Avangard dans l’artillerie de défense russe. Le Kinjal a été utilisé pour la première fois dans le conflit avec l’Ukraine. D’après le porte-parole du ministère russe de la Défense "après la fin du programme d'essais, le Sarmat entrera dans les forces stratégiques russes" ajoute Igor Konachenkov. Les forces "stratégiques", dans leur définition large, sont notamment conçues pour intervenir en cas de guerre nucléaire. Le tir du missile russe Sarmat, un essai de "routine" qui n'est "pas une menace", selon le Pentagone