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Qui sont les deux candidats à la succession de Liz Truss au 10 Downing Street ?

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Penny Mordaunt se pose comme la candidate la plus apte à réunir le parti conservateur autour d'elle
Penny Mordaunt se pose comme la candidate la plus apte à réunir le parti conservateur autour d'elle
© AFP - ISABEL INFANTES

Dimanche, l’ancien ministre des Finances Rishi Sunak a annoncé sa candidature pour remplacer Liz Truss, qui a démissionné jeudi de ses fonctions de Première ministre. Il vient s’ajouter à Penny Mordaunt… Boris Johnson, lui, a finalement annoncé qu'il ne serait pas candidat.

Après sa démission jeudi, faisant suite à à peine 44 jours à occuper le 10 Downing Street, Liz Truss laisse le poste de Premier ministre du Royaume-Uni vacant. Dès vendredi, une première candidature a été annoncée, celle de la ministre chargée des Relations avec le Parlement, Penny Mordaunt. Ce dimanche, l’ancien ministre des Finances Rishi Sunak a lui aussi annoncé qu’il était candidat. Un scrutin qui pourrait aller plus vite que prévu, la candidature de l'ancien Premier ministre Boris Johnson ayant finalement été écartée par le principal intéressé.

Penny Mordaunt, la candidate de la stabilité

À 49 ans, l'actuelle ministre chargée des Relations avec le Parlement a annoncé dès vendredi qu'elle était candidate à la succession de Liz Truss. Elle était déjà candidate cet été pour la succession à Boris Johnson, mais n'était arrivée que troisième.

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Première femme à avoir été ministre de la Défense, elle incarne une fibre patriotique qui séduit une partie des membres du parti conservateur. Elle s'est par ailleurs fait remarquer la semaine dernière au Parlement, en représentant Liz Truss pour répondre à l'opposition sur le changement de cap économique initié par le gouvernement – mais dimanche, elle a déclaré regretter le "mini budget" de Liz Truss.

Avant d'être au gouvernement, cette diplômée de philosophie a travaillé notamment dans les relations publiques, en particulier pour la campagne présidentielle de George W. Bush.

Rishi Sunak, l'heure de la revanche ?

Rishi Sunak, ancien ministre des Finances
Rishi Sunak, ancien ministre des Finances
© AFP - Daniel LEAL

Dimanche, Rishi Sunak, 42 ans a officialisé sa campagne – mais dès vendredi, son entourage avait indiqué qu'il disposait des 100 parrainages dans les rangs conservateurs pour pouvoir être candidat. Cet été, lui aussi était candidat face à Liz Truss, et lui aussi a perdu. S'il était élu cette fois, ce petit-fils d'immigrés indiens deviendrait le premier chef de gouvernement non-blanc dans le pays.

L'ancien ministre des Finances de Boris Johnson plaide pour un redressement de l'économie : il a, en sa faveur, les arguments de sa précédente campagne. Cet été, il avait mis en garde contre les conséquences qui pourraient être désastreuses, selon lui, du programme économique de Liz Truss. L'Histoire semble lui avoir donné raison.

En revanche, il a contre lui une image de richissime banquier, et sa démission du gouvernement Johnson en juillet, qui a, selon ses adversaires, précipité la chute du Premier ministre de l'époque.

Boris Johnson, le suspense de dernière minute

Boris Johnson va-t-il tenter de revenir ?
Boris Johnson va-t-il tenter de revenir ?
© AFP - Kirsty O'Connor / POOL

Candidat, pas candidat ? Boris Johnson a envoyé des signaux contraires jusqu'à un abandon spectaculaire dimanche soir. Après la démission de Liz Truss, il est rentré en urgence des Caraïbes et a posté sur les réseaux sociaux une photo visant à rassembler ses soutiens. Ses soutiens annonçaient que lui aussi avait les 100 parrainages requis.

Il a finalement mis fin au suspense lui-même dans un communiqué, où il explique que "ces derniers jours, je suis arrivé à la triste conclusion que ce ne serait simplement pas la bonne chose à faire. Vous ne pouvez pas gouverner efficacement si vous n'avez pas un parti uni au parlement." Or le "cas" Boris Johnson suscitait une vive opposition dans son propre camp.

On rappelle que l'ex-maire de Londres est toujours sous le coup d'une enquête parlementaire pour déterminer s'il a menti ou non au Parlement, lors du scandale du "partygate".