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Réchauffement climatique : 2020 est l'année la plus chaude jamais enregistrée en Europe

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Le nord-ouest de l'Europe a vécu l'un des printemps les plus secs de ces 40 dernières années, notamment en France
Le nord-ouest de l'Europe a vécu l'un des printemps les plus secs de ces 40 dernières années, notamment en France
© AFP - Véronique Popinet / Hans Lucas

Dans son rapport annuel sur l'état du climat en Europe, publié ce jeudi, le service Copernicus pour le changement climatique s'inquiète de la concentration croissante de gaz à effet de serre. À l'échelle mondiale, 2020 a été l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées ; la plus chaude en Europe.

Avec l'épidémie de Covid, on en aurait presque oublié une menace majeure pour l'humanité sur notre planète : le réchauffement climatique. Pourtant, la pandémie ne l'a pas freiné, bien au contraire.

Le dernier rapport Copernicus sur l'état du climat européen assure même que l'année passée a été la plus chaude jamais enregistré sur notre continent, et l'une des trois années les plus chaudes dans le monde (après cinq autres années de records de température). "Les indicateurs mondiaux montrent que les dernières températures moyennes sur cinq ans sont les plus élevées jamais enregistrées, soit 1,2°C au-dessus de la moyenne de 1850 à 1900", précise le rapport.

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Automne et hiver les plus chauds jamais enregistrés

L'Europe a également connu en 2020 "l'hiver et l'automne les plus chauds jamais enregistrés". L'hiver dernier, la température était globalement supérieure de 3,4°C à la moyenne, et de 1,4°C par rapport au record précédent, en particulier dans le nord-est de l'Europe. Nous avons également connu "le plus grand nombre d'heures d'ensoleillement depuis le début des relevés par satellite, en 1983".

Le rapport note aussi que, si les vagues de chaleur ont été moins intenses et durables que ces dernières années, elles ont tout de même été à l'origine "d'épisodes de températures très élevées au niveau régional", avec "de nouveaux records de température", par exemple au mois d'août 2020 en Europe occidentale. En France, on a même battu l'été dernier plusieurs records de température maximale.

Pluies intenses puis sécheresse soudaine

Parmi les conséquences néfastes de ces changements climatiques, la succession de deux anomalies météorologiques dans le nord-ouest de l'Europe : des précipitations supérieures à la moyenne en février 2020, puis à l'inverse l'un des printemps les plus secs de ces 40 dernières années. Le passage d'un extrême à l'autre a eu "un impact notable sur tout le continent", notamment sur "le débit moyen des cours d'eau", "le plus faible jamais enregistré depuis 1991" en avril et mai dernier.

Pour Carlo Buontempo, directeur du Copernicus Climate Change Service, "il est plus important que jamais que nous utilisions les informations disponibles pour agir, pour atténuer le changement climatique et nous y adapter, et pour accélérer nos efforts afin de réduire les risques futurs". Car à l'origine de ces changements, il y a toujours l'activité humaine, même réduite : en 2020, les concentrations de gaz à effet de serre ont continué à augmenter, atteignant même le niveau le plus élevé depuis 2003 au moins, date des premières observations par satellite.