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Régionales en Île-de-France : Valérie Pécresse largement en tête avec 32% d'intentions de vote au 1er tour

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Valérie Pécresse a officialisé sa candidature mercredi dernier
Valérie Pécresse a officialisé sa candidature mercredi dernier
© Maxppp - IP3 PRESS/

La présidente sortante de la région Île-de-France devance de 13 points son adversaire du Rassemblement national, selon notre sondage Ipsos. Les écologistes, la République en Marche, le PS et la liste LFI-PCF sont dans un mouchoir de poche, avec entre 10% et 13% des intentions de vote.

Valérie Pécresse rempilera-t-elle pour un second mandat à la tête de la région capitale ? La présidente sortante de l'Île-de-France, qui a officialisé sa candidature mercredi dernier, apparaît comme la grande favorite du scrutin, d'après notre sondage Ipsos pour France Inter. Avec 32 % d'intentions de vote au premier tour, la liste de l'ex-LR devance celle du Rassemblement national menée par Jordan Bardella (19 %). Derrière, Julien Bayou (EELV), Laurent Saint-Martin (LREM), Audrey Pulvar (PS) et Clémentine Autain (LFI, PCF) sont quasiment au coude à coude, avec entre 10 % et 13 %.

"Cette enquête confirme la position de favorite de Valérie Pécresse", souligne Brice Teinturier, directeur de l'institut de sondage Ipsos. "Et cela, à tout point de vue : qu'il s'agisse du bilan de son action à la tête du conseil régional, de sa notoriété et de son image, mais également des intentions de vote." Selon lui, l'enquête porte aussi "la marque de l'actualité" et notamment "des effets de l'attentat de Rambouillet"

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"On le voit très bien dans l'évolution de la hiérarchie des préoccupations des Franciliens, où la délinquance, l'immigration et le terrorisme sont les trois premières préoccupations, avec le Covid-19. Cela joue sur les intentions de vote : Valérie Pécresse est clairement favorite, avec 32 % d'intentions de vote, loin devant le numéro 2, Jordan Bardella pour le FN, avec 19%. Par rapport à une autre enquête de début avril, Valérie Pécresse baisse de deux points et le RN progresse de deux points", note Brice Teinturier.

Parmi les préoccupations les plus souvent exprimées par les Franciliens, la délinquance arrive effectivement en tête (44%). Valérie Pécresse l'a bien compris, elle qui veut faire de la sécurité un des points fort de sa campagne. Viennent donc ensuite l'épidémie de Covid, l'immigration, le terrorisme devant l'environnement. 

Une victoire au second tour dans les différents scénarios étudiés 

Surtout, dans les différents scénarios du second tour étudiés par Ipsos, la présidente sortante (dont 62% des personnes interrogées qualifient son bilan de "bon" ou "très bon") remporte systématiquement la mise, quel que soit le candidat de la gauche qui lui ferait face. "Dans tous les scénarios mesurés à date, que soit une triangulaires ou une quadrangulaire, c'est bien Valérie Pécresse qui l'emporterait", détaille Brice Teinturier. 

Dans le cas d'une quadrangulaire, Valérie Pécresse gagnerait avec 35 à 36% des suffrages, une liste socialiste-écologiste remporterait 29-30 % des voix, environ 21% pour la liste du Rassemblement national et Laurent Saint-Martin, pour LREM serait à 14%, d'après l'enquête Ipsos. La sortante largement favorite, "a fortiori s'il n'y avait pas de liste LREM" au second tour : dans ce cas, elle serait même à 45 % d'après notre enquête.

Le bloc de gauche morcelé 

Notre sondage confirme enfin l'émiettement du bloc de gauche avec toutefois une tendance "intéressante et importante", selon Brice Teinturier : "Julien Bayou est à 13% d'intentions de vote, devant Clémentine Autain (10%) et devant Audrey Pulvar (10%). Et c'est deux points de plus par rapport à notre enquête de début avril pour le candidat de la liste écologiste et un point de moins pour les liste PS et LFI. Il y a donc une question importante : qui, au sein des blocs de gauche, sans pôle dominant, va prendre le leadership."

Une question importante à court terme, pour les alliances de second tour, mais aussi dans la perspective de la présidentielle et de la recomposition potentielle qui pourrait s'y jouer. En Île-de-France, en tout cas, "c'est plutôt un effet qui se fait en faveur de la liste écologiste et au détriment des listes menées par Audrey Pulvar ou Clémentine Autain"