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Réouverture des discothèques, concerts debout : ce qui change mercredi avec l'allègement des restrictions

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La discothèque "La Marina" à Pau, le 9 juillet 2021, lors de la première réouverture des boîtes de nuit depuis le début de la crise.
La discothèque "La Marina" à Pau, le 9 juillet 2021, lors de la première réouverture des boîtes de nuit depuis le début de la crise.
© Maxppp - D.LE DEODIC/SUD OUEST

Les Français retrouvent encore un peu plus de liberté. Suite à l'amélioration de la situation sanitaire, la deuxième étape de l'allègement des restrictions liées à l'épidémie de Covid-19 a lieu ce mercredi. Voici le détail de ce qui va changer.

On y est. La deuxième étape de l'allègement des restrictions a lieu ce mercredi 16 février en France. La situation sanitaire continuant de s'améliorer, les règles s'assouplissent de nouveau, deux semaines après la première étape qui comportait la fin du masque obligatoire en extérieur, la fin du télétravail obligatoire et la fin des jauges dans les stades ou encore les salles de spectacle. Voici le détail de ce qui change mercredi. 

Les discothèques rouvrent leurs portes

C'est clairement la libération pour les patrons de boîtes de nuit. Après deux mois de fermeture, notamment durant les fêtes de fin d'année, les discothèques sont de nouveau autorisées à rouvrir ce mercredi. 

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Interrogé par l'AFP, le ministre délégué au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, salue "le professionnalisme et le sérieux du monde de la nuit, parmi les  plus pénalisés avec 18 mois de fermeture sur deux ans de crise, qui a été pionnier dans le contrôle du pass sanitaire et le rapprochement avec la pièce d'identité du porteur du pass". 

Les concerts debout autorisés

Terminés les concerts obligatoirement assis : à partir de ce mercredi il sera de nouveau possible de profiter de concerts ou spectacles debout. 

C'est évidemment une bonne nouvelle pour les professionnels du secteur même si cette reprise est teintée de "beaucoup d'incertitudes", nuance Daniel Colling, président des  sociétés d'exploitation des Zénith de Paris, Nantes et Toulouse.
"Il y a eu tellement de reports qu'on se retrouve avec 20% de spectacles en plus en 2022. Mais je pondère tout de suite : on risque de faire moins de recettes car les spectacles ne sont pas fréquentés comme ils le devraient. On observe une chute de 20-25% et jusqu'à 30% de la fréquentation pour certains spectacles", précise-t-il. 

La consommation de nouveau possible dans les stades, cinémas... 

Jusqu'à ce mercredi, il était interdit de consommer dans certains lieux publics. C'est fini. Manger du pop-corn dans une salle de cinéma, un sandwich dans un stade ou dans un train est de nouveau possible. 

Autre changement, cette fois-ci dans les bars et certains restaurants : il est désormais autorisé de boire un verre ou de manger debout au comptoir. 

Les prochaines étapes 

Dans les prochaines semaines, les dernières restrictions sanitaires en vigueur vont soit disparaître, soit s'assouplir. 

  • À l'école :

À partir du 21 février, le protocole va de nouveau être allégé, passant du niveau 3 au niveau 2. Résultat, les élèves et le personnel des écoles primaires ne seront plus obligés de porter le masque dans la cour de récréation. Celui-ci reste néanmoins obligatoire en intérieur. Le ministre de l'Education nationale a estimé dimanche dernier sur France Inter que d'ici le printemps, il pourrait "vraisemblablement" être retiré en classe. 

Autre changement dès lundi prochain : un brassage plus important des élèves est autorisé, sous certaines conditions. De plus, les parents n'auront plus besoin de fournir d'attestation sur l'honneur, certifiant la réalisation des trois tests pour que leur enfant puisse retourner à l'école. 

Ensuite, à partir du 28 février, les élèves cas contact n'auront plus besoin de faire trois tests (autotests ou antigéniques), à J+0, J+2 et J+4. Un seul suffira deux jours après.

  • Dans certains lieux clos :

Plus de masque en intérieur à partir du 28 février, dans tous les lieux où le pass vaccinal est exigé. Sont ainsi concernés : les cafés, restaurants, les lieux de culture, de loisirs ou encore les foires. En revanche, "le port du masque en intérieur sera maintenu dans les transports et les lieux clos non soumis au pass", précise le ministère de la Santé. 

Autre changement à partir du 28 février : les cas contact devront réaliser un test (que ce soit un autotest, un antigénique ou un PCR)  deux jours après avoir appris qu'ils ont été en relation avec une  personne positive au Covid. Actuellement, les cas contacts doivent réaliser trois tests : le jour où ils apprennent qu'ils sont cas  contact, puis deux et quatre jours après avoir reçu l'information.

  • En entreprise ?

Le protocole sanitaire en entreprise pourrait être lui aussi assoupli. Selon le projet transmis aux partenaires sociaux et consulté lundi par l'AFP, il va être amendé pour réintroduire la possibilité d'organiser des pots de bureau, "dans le strict respect des gestes barrières". 

Le document, dont la version définitive doit être mise en ligne mercredi après consultation des organisations syndicales et patronales, prévoit que "les moments de convivialité réunissant notamment les salariés en présentiel dans le cadre professionnel, peuvent être organisés dans le strict respect des gestes barrières, notamment le port du masque, les mesures d'aération/ventilation et les règles de distanciation".

La  dernière version de ce protocole, qui date du 25 janvier, indiquait que les moments de convivialité étaient "suspendus".

  • Bientôt la fin du pass vaccinal ?

À l'issue du Conseil des ministres de mercredi dernier, le porte-parole  du gouvernement, Gabriel Attal, s'est exprimé sur les possibilités offertes à moyen terme par la décrue des contaminations au Covid-19. Le gouvernement a un espoir : que "fin mars-début avril, nous puissions lever le pass vaccinal." "Il  y a des raisons d'espérer qu'à cet horizon de temps, la situation se  sera suffisamment améliorée pour que nous soyons en mesure de lever ces ultimes mesures", a-t-il expliqué.

D'ailleurs, depuis ce mardi, concernant le pass vaccinal, les règles changent. Le délai pour effectuer sa dose de rappel passe de sept à quatre mois, sauf pour les personnes bénéficiant d'un certificat de rétablissement du Covid-19 ou de contre-indication à la vaccination. Environ 4 millions de Français voient ainsi leur pass vaccinal désactivé. La validité du certificat de rétablissement est elle aussi réduite à quatre mois, contre six auparavant.