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Rugby/Champions Cup : Toulouse, une histoire de famille

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.Le Stade Toulousain, une histoire de famille
.Le Stade Toulousain, une histoire de famille
© Radio France - Mathieu Ferri

Le Stade Toulousain peut décrocher une 5e étoile, à l'issue de la finale de la Coupe d'Europe de rugby face à La Rochelle, ce samedi 22 mai. Aucun club, dans l'histoire, n'y est encore parvenu. Pour être le premier, Toulouse s'appuie sur une culture familiale sans égal, symbolisée aujourd'hui par la dynastie Ntamack.

France Inter poursuit son immersion en terre de rugby, à 4 jours de la finale de Coupe d'Europe 2021 entre le Stade Toulousain et La Rochelle, 6e finale franco-française de l'histoire, ce samedi 22 mai,  à Twickenham.  Après Auch, notre périple nous conduit à Toulouse, où le ballon ovale se transmet comme un héritage familial. Toulouse et ce rugby famille symbolisé aujourd'hui par l'histoire Ntamack. 25 ans après son père, Emile, Romain Ntamack pourrait être sacré champion d'Europe ce samedi.

Des moments rares dont il faut savoir profiter", décrit Emile Ntamack 

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25 ans, le temps qui file et fait sourire Emile Ntamack, capitaine du Stade Toulousain à l’époque, responsable de la formation du club aujourd’hui : "Oh là, ça passe vite!  Cela ne me fait pas rajeunir tout cela. Cela me replonge dans nos souvenirs à nous, cette joie, ce partage d'aller chercher ce premier titre européen de l'histoire. Ce sont des moments qui sont rares et il faut savoir en profiter, il ne faut pas croire que ce sont des choses à la portée de tous, cela reste un exploit immense. E_t s'ils ont la chance de connaître cela, ce sont des choses qui vont rester graver en eux_", prévient-il, "en tout cas, c'est ce qu'on a vécu, nous. On a beau ne pas se voir pendant des années pour certains, quand on se recroise, il y a cela, ce titre, on l'a fait ensemble".

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"Il y a un regard admiratif, forcément" (Emile Ntamack)

De l’humour teinté d’émotion et d'admiration. Voir un père, puis un fils, sacrés champions d’Europe serait une première dans l’histoire du rugby. "Quand je vois l'attente qu'il a suscité et qu'il suscite en permanence__...Pour un jeune joueur, de pouvoir relever les défis, la pression, de continuer  à être performant, on ne se rend pas compte, on a l'impression que c'est facile mais non. Il y a un regard admiratif forcément, beaucoup même. Mais ce qui est important pour moi et sa maman, ce ne sont pas les prestations uniquement. Ce qui compte, c'est le plaisir qu'il prend, qu'il s'amuse sur le terrain. C'est d'ailleurs la même chose pour son petit frère Théo, 18 ans (3e ligne au Stade Toulousain et auprès duquel Romain rêve de pouvoir jouer un jour avec). Quand on parle des matchs après et qu'il est content, qu'il me dit 'c'était chouette, on a fait des bonnes choses', cela, c'est un bonheur partagé, on a une passion commune", explique l'ancien joueur du XV de France aux 46 sélections, qui concède juste, en riant, être parfois pris de vitesse sur la vision du jeu, lui qui était pourtant réputé pour avoir l'oeil si avisé durant sa carrière;  "Oh, moi, je suis dépassée parfois, ils en ont plus que moi aujourd'hui!", avant d'ajouter : "C'est sûr, ce serait extraordinaire qu'il gagne ce samedi. C'est tout le mal que je lui souhaite, que je leur souhaite parce que tous ce garçons-là, on les a vus grandir".

La transmission comme valeur essentielle

"Des garçons qu’on a vu grandir " : tout est dit sur la particularité du Stade Toulousain qui dépasse largement le strict cadre familial, où fidélité et transmission sont érigées en principe. Plus de la moitié des finalistes de la Champions Cup aujourd'hui ont ainsi été formés au club, "une vraie fierté" pour celui qui gère aujourd'hui la formation du Stade Toulousain, "c_ela montre qu'on est dans le vrai. Cela donne une âme supplémentaire parce que cela donne une certaine responsabilité, les garçons se sentent redevables. Rien n'est parfait mais on sent que les garçons sont animés par une vraie fierté d'appartenance._ Quand tu défends le maillot du Stade Toulousain, tu penses à toutes ces personnes qui t'ont consacré du temps pour te former, t'accompagner et aujourd'hui, la récompense, c'est de briller pour elles, grâce à elles" ajoute l'ancien International. Et d'expliquer cette méthode de transmission permanente, "avec ces joueurs qui viennent aussi encadrer les jeunes. On leur demande et ils prennent du temps pour le faire parce qu'ils se rappellent du temps qu'on a pris aussi pour eux. Ils sont déjà en train de transmettre tout en étant encore en pleine lumière". Une transmission portée aussi par les anciens bien sûr : au côté d’Emile Ntamack, pas moins de 6 autres champions d’Europe 96 sont toujours au club, du président Didier Lacroix à l’entraîneur Ugo Mola. "C'est notre fonctionnement, cela a toujours été comme cela. C'est une vraie famille, une communauté qu'on a créée et on est heureux de la voir grandir, de continuer le grand projet lancé il y a maintenant de nombreuses années".

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Et comme un symbole de ce trait d’union, samedi, au côté de Romain Ntamack, jouera Maxime Médard, 34 ans, qui a débuté sa carrière à Toulouse avec Emile. 

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Un père qui regardera la finale devant sa télévision, toujours un peu tendu, nous confie-t-il : "Forcément, il y a le regard technique mais il y a aussi le regard du papa__, un peu craintif, un peu toujours effrayé. Quand il y a un contact et qu'il reste au sol, de suite tu as des frissons partout, donc c'est vrai que les matchs sont tendus. Mais il y a aussi de la confiance dans les qualités et le jeu de Romain. Mais bon, de toute manière, je ne suis pas un bon public. Durant les matchs, je n'aime pas trop parler, je suis tellement pris par le match à chaque fois que je ne suis pas un bon collègue de supporter, j'intériorise tout. Et puis, parfois, j'explose, cela libère". Et ce sera le cas à nouveau ce samedi, en fin de journée, si le Stade Toulousain parvient à décrocher une 5e étoile, ce qu'aucun club n'a encore réalisé.