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SEXUALITÉ et LIBIDO - 8 conseils pour stimuler votre désir

SEXUALITÉ et LIBIDO - 9 conseils pour stimuler (ou pas) votre désir
SEXUALITÉ et LIBIDO - 9 conseils pour stimuler (ou pas) votre désir
© Getty - skynesher

Alors que c'est parfois loin d'être facile en période normale, la crise sanitaire peut avoir davantage perturbé l'équilibre des relations de couples sur le plan du désir sexuel. Voici quelques conseils pour vous aider à repenser l'approche que vous vous faites de votre libido.

Voici une petite liste de conseils dressés par le psycho-sexologue et sexothérapeute Sébastien Landry et la sexologue clinicienne, psychologue, spécialisée dans le domaine des addictions Magali Croset-Calisto, au micro de Thomas Chauvineau dans l'émission "Grand bien vous fasse" :

1 - Le désir (sexuel) ne peut pas s'épanouir sans bien-être psychologique

C'est sans doute la base : le désir, en matière de sexualité, ne vient pas sur commande. Il dépend de l'état de conditionnement de votre esprit, qui peut varier d'un jour à l'autre selon d'autres priorités sociales qui viennent se greffer en amont. Si votre esprit n'est absolument pas disposé, le désir sexuel est susceptible de manquer à l'appel : 

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Magali Croset-Calisto explique que "la sexualité implique une harmonie de tout le corps. On peut remonter la source aux manifestations somatiques, comme le stress qui peut créer des insomnies, des problèmes de tachycardie, d'arythmie cardiaque, des grosses fatigues. La sexualité va de pair avec l'épanouissement général qui se pense à plusieurs degrés : 

  • Accomplir ses besoins physiologiques, ses besoins de sécurité au quotidien pour que le désir soit stimulé. 
  • L'amour 
  • La reconnaissance par le groupe et ses pairs 
  • La réalisation de soi

Sébastien Landry : 

Le désir sexuel relève de la psychologie. Pour que le désir sexuel s'épanouisse, il faut être relativement bien dans sa tête. Ça se travaille ! 

MCC : "Avec la crise sanitaire, la pulsion de mort l'a emporté sur la pulsion de vie, il est normal d'avoir été saisi par une décompensation généralisée, une perte de connexion avec le réel, qui a engagé des troubles physiologiques et/ou psychologiques". 

2 - Des vertus de la sexualité en période de crise : faisons l'amour pour aller mieux !

Plus on fait l'amour, moins on est stressé. Moins on est stressé et plus on fait l'amour.

La sexologue souligne cependant que "stress et sexe peuvent faire bon ménage. Dans notre société, on voit, depuis une année maintenant, que les personnes sont vraiment confrontées à des choses assez terribles et que, face à ces trois phases de stress intenses entre confinements et déconfinements, la sexualité et le désir ont pu chez certains représenter de formidables moteurs pour ressouder les liens de leur couple". 

3 - Réinventez vos rapports sexuels 

Toutefois, si le besoin peine à se faire sentir naturellement et que vous souhaitez chercher des solutions pour retrouver un désir sexuel plus intense avec votre partenaire, Sébastien Landry estime que la crise est l'occasion de s'inciter à se réinventer et d'essayer de nouvelles choses : "C'est important dans les couples d'être capable de réinventer sa sexualité. 

La sexualité doit évoluer, il nous faut ouvrir le maximum de ses champs pour booster, entretenir le désir et le plaisir en couple

4 - La sexualité n'a pas de normes : rompre avec les codes/stéréotypes et se laisser surprendre !

Il est important également de mettre fin aux clichés et à une certaine codification systématique du sexe : 

SL : "La sexualité n'a pas d'âge. L'imaginaire non plus. Il faut pouvoir s'y abandonner parfois pour entretenir un rapport harmonieux avec sa propre sexualité. L'accès à l'imaginaire a été perdu ces 20 dernières années avec notamment l'arrivée d'Internet et les supports visuels pornographiques qui viennent saper les images mentales.

Ce n'est pas parce qu'on a un rapport sexuel tous les jours que le couple fonctionne bien.

Vice versa, un rapport sexuel par mois n'est pas synonyme d'un couple dysfonctionnel.

Magali Croset-Calisto conseille "d'apprendre à jouer, de s'inventer, se chercher avec son ou sa partenaire, en cherchant un épanouissement décalé, à faire un pas de côté en rompant avec une sexualité qui soit absolument génitale. 

La pénétration ne doit pas forcément faire partie de l'enjeu.

Privilégiez un retour aux caresses, le peau à peau pour développer d'autres sensations, d'autres facultés cognitives, d'autres émotions. Le meilleur gage d'une relation sexuelle harmonieuse est peut-être à chercher vers d'autres pratiques. 

Affranchissez-vous des angoisses de performance, aussi bien du côté masculin que du côté féminin.

Il faut rompre aussi avec les idées préconçues de rapports sexuels qui doivent être strictement entretenus le soir et dans un lit, par exemple… 

Le soir, ce n'est pas forcément le meilleur moment. On est tous épuisés de notre journée ! 

Tandis que dans la journée, on a plus de temps, on est plus stimulés, on est en forme. 

Dans la journée, essayez de vous accorder une petite pause surprise le midi, plutôt que d'aller manger intuitivement un sandwich avec votre partenaire, si l'occasion se présente. S'accorder des petits rendez-vous et s'initier au sex time, pour se rendre désirable à des moments inattendus, pour éviter le trop prévisible".

5 - Renouer avec les plaisirs solitaires pour le bien du plaisir à deux

Il faut renouer avec un travail personnel pour entretenir ses propres fantasmes sans se fier aux codes extérieurs

Le sexothérapeute suggère qu'on devrait tous passer par la masturbation pour partir à découverte de son propre corps et entretenir ainsi son propre rapport à la sexualité et à ses propres désirs.

Il faut s'entraîner seul, chercher ce à quoi on rêve, ses fantasmes, ce dont on a envie, il faut cultiver son propre imaginaire érotique.

Et celui-ci manque beaucoup trop et il est important de se passer de tout support pour retrouver un connexion intime avec son corps. Il ne faut pas forcément se centrer toujours sur les parties génitales si ce n'est pas cela qui vous stimule en premier. 

Tout le corps peut s'exciter ! On peut prendre du plaisir sur beaucoup de zones et redécouvrir par là sa sexualité.

6 - En parler avec des professionnels de santé 

La sexologue insiste sur ce conseil car "il peut véritablement vous permettre de libérer votre stress, vos angoisses, partager votre point de vue et avoir un retour neutre et bienveillant de la part d'un personne extérieure à votre couple".

7 - En parler avec sa ou son partenaire : éviter d'entretenir des tabous

SL : "L'important est de communiquer sur sa sexualité. Oser dire les choses, guider l'autre. Il faut pouvoir se sentir libre d'échanger, dans ces conditions-là les relations sont susceptibles de devenir plus intenses.

L'objectif, ce n'est pas d'attaquer l'autre, c'est de trouver une solution

8 - Le plaisir sexuel n'est pas une obligation : la libido est plurielle !

Les deux spécialistes insistent aussi sur la pluralité des expressions que peuvent revêtir les pulsions. Et une pulsion n'est pas forcément sexuelle. Elle peut être être investie dans beaucoup de choses autre que le sexe.

SL : "La pulsion sexuelle n'est pas forcément là uniquement pour répondre avec un acte sexuel. Il ne faut pas culpabiliser du tout. Il faut que ça reste un plaisir avant tout".

Aujourd'hui, selon les derniers chiffres, la sexologue nous apprend que de 1 à 2 % de la population a choisi de ne plus avoir de relations sexuelles de façon libre et assumée.

La libido va se déployer vers la création, la culture, la curiosité intellectuelle, le savoir, la prise de décision". 

La sexualité n'est absolument pas une obligation. Il y a différents moyens de se faire plaisir et de répondre à cette énergie, c'est l'appétit de vivre !

Aller plus loin

🎧  RÉÉCOUTER - Grand bien vous fasse : Est-ce que la crise sanitaire a émoussé notre désir sexuel ?

📖 LIRE - Sébastien Landry : Le Désir sexuel - Le stimuler, le retrouver, alimenter la flamme ! (Éditions in Press)

📖 LIRE - Magali Croset-Calisto : Moins de stress grâce au sexe (Éditions Albin Michel)