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Super Ligue : les responsables politiques français montent au front

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Roxana Maracineanu, Jean-Michel Blanquer et Emmanuel Macron s'opposent au projet de Super Ligue.
Roxana Maracineanu, Jean-Michel Blanquer et Emmanuel Macron s'opposent au projet de Super Ligue.
© AFP - 1. GAIZKA IROZ / 2. ESTELLE RUIZ / 3. LUDOVIC MARIN

Le projet de Super Ligue, officialisé ce lundi 19 avril par douze clubs dissidents, fait l'effet d'une bombe dans le monde du football européen. De leur côté, des personnalités politiques françaises s'opposent elles aussi à cette nouvelle compétition qui risque d'évincer la Ligue des champions.

Douze clubs de football européens, dont six anglais, trois espagnols et trois italiens, ont officialisé ce lundi 19 avril la création d'une nouvelle compétition européenne de football. La Super Ligue, privée et fermée, se poserait en concurrente de l'actuelle Ligue des champions. Une annonce qui provoque une forte opposition, jusqu'à l'Élysée.

Le gouvernement évoque un "séisme" et "une ligne rouge"

"Ce serait un véritable séisme si cette Super Ligue voyait le jour", a réagi lundi 19 avril Roxana Maracineanu sur franceinfo. La ministre déléguée aux Sports dit s'inquiéter "pour le football européen, bien sûr, mais surtout le sport mondial de manière générale" et appelle les responsables l'Union européenne et les États à "se positionner". La ministre accorde sa confiance en la Fifa et l'UEFA "pour ne pas laisser faire n'importe quoi dans le monde du football". 

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Dans un tweet, le ministre de l'Education, de la Jeunesse et des Sports a lui aussi affirmé son opposition à la création de la Super Ligue et son soutien aux autorités françaises du football.

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L'Élysée soutient les clubs français

La création de la Super Ligue fait réagir au plus sommet de l'État. Dans un communiqué, l'Élysée s'est exprimé contre la compétition. "Le président de la République salue la position des clubs français de refuser de participer à un projet de Super Ligue européenne de football menaçant le principe de solidarité et le mérite sportif. L'État français appuiera toutes les démarches de la LFP (Ligue de football professionnelle), de la FFF (Fédération française de football) et de la Fifa (Fédération internationale de football association) pour protéger l'intégrité des compétitions fédérales qu'elles soient nationales ou européennes." 

Le RN dénonce une "vision immorale du sport"

Un écosystème fragile, soutenu, aujourd’hui, par toute la classe politique. "Le foot est déjà financièrement déraisonnable", écrit l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, il ne manque plus qu’une coupe sur réservation pour que lien populaire soit rompu".
Même le Rassemblement National publie un communiqué dénonçant "une vision immorale du sport". Pour le parti de Marine Le Pen, la Super Ligue "menace les fondements historiques des compétitions nationales et européennes de football". 

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Et à l'étranger

Outre-Manche, Boris Johnson s'oppose également au projet. Sur Twitter, le Premier ministre écrit "Les projets d'une Super Ligue européenne seraient très néfastes pour le football et nous soutenons les autorités du football dans leurs actions. Ils frapperaient au cœur le football domestique et inquiéteraient des supporters dans tous le pays. Les clubs concernés doivent répondre à leurs fans et à toute la communauté footballistique, avant d'aller plus loin."

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Le ministre espagnol des Sports est lui plus dans la nuance. José Manuel Rodríguez Uribes appelle à la discussion. "Il faut parler à tous les acteurs de ce projet. Je crois que pour commencer, il faut savoir s'écouter. Dans un deuxième temps, c'est vrai que notre préoccupation, c'est que la ligue espagnole ne soit pas dévalorisée." Le ministre assure aux médias espagnols qu'il ne faut pas "perdre de vue les valeurs du sport. Il ne faut pas non plus que ce projet rompe le modèle du sport compris comme un droit. "