Canonisée ce dimanche, Mère Teresa a été jusqu'à sa mort en 1997 une icône mondiale, mais aussi plus tard un sujet de controverse quant à certaines zones plus sombres de sa vie.
Ralenti sous Benoît XVI, le dossier de canonisation de la religieuse au sari blanc et bleu a été relancé avec l'arrivée du pape François, qui voit en elle une incarnation de son idéal, une "Église pauvre pour les pauvres", loin des dorures du Vatican. La cérémonie verra défiler une douzaine de chefs d'État et de gouvernement, et plusieurs dizaines de milliers de fidèles.
Pourtant faire de Mère Teresa une sainte n'allait pas forcément de soi. Après la béatification de 2003, il a fallu trouver le deuxième "miracle" attribuée à la défunte : ici, la guérison d'une Indienne souffrant d'un cancer en 1998, puis d'un Brésilien atteint de tumeurs au cerveau en 2008. Il a fallu ensuite passer outre certaines critiques parfois acerbes de la vie et des méthodes de la religieuse.
La canonisation consiste à déclarer officiellement qu'une personne décédée est au paradis. L'idée n'aurait pas forcément plu à la principale intéressée, qui écrivait en 1959 : "Si jamais je deviens une sainte, ce sera sûrement une des ténèbres. Je serais en permanence absente du paradis, afin d'allumer une torche pour ceux plongés dans les ténèbres sur terre."