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Tout savoir sur les régionales 2021 en Île-de-France : candidats, sondages et brèves de campagne

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11 listes sont candidates en Île-de-France.
11 listes sont candidates en Île-de-France.
© AFP

ÉLECTIONS RÉGIONALES 2021 - Chaque jour, France Inter examine les enjeux du scrutin dans une région. Pour ce huitième épisode, zoom sur l'Île-de France, région perdue par la gauche en 2015 et où Valérie Pécresse, sortante, est ultra-favorite.

Chaque jour, France Inter vous propose de faire le point dans l'un des 13 territoires métropolitains concernés par les élections régionales des 20 et 27 juin. Neuvième volet en Île-de-France.

Carte d'identité

  • Population : 12 millions d'habitants 
  • Budget : 5 milliards d'euros
  • Capitale : Paris
  • Départements : Paris (75), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Essonne (91), Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93), Val-de-Marne (94), Val-d'Oise (95). 

La sortante : Valérie Pécresse 

Valérie Pécresse, ancienne ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, puis porte-parole du gouvernement, puis ministre du Budget, a remporté la région Île-de-France aux élections de 2015. Elle était alors députée des Yvelines. 

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Ce qu'il s'était passé en 2015 : la gauche prise de court par la droite

Cinq ans après sa première tentative en 2010, Valérie Pécresse avait réussi à s'imposer face au socialiste Claude Bartolone, alors président de l'Assemblée nationale. Elle avait mis un terme à 17 ans de domination de la région Île-de-France par Jean-Paul Huchon (PS). La liste LR-UDI-MoDem de Valérie Pécresse avait remporté 43,8% des suffrages, devant celle de Claude Bartolone (PS allié au second tour à EELV et au Front de gauche). Le FN Wallerand de Saint-Just avait terminé troisième avec 14,02% des voix. 

Les forces en présence : la gauche (toujours) divisée

Il ne dépasse pas les 20% d’intentions de vote, ni au premier, ni au second tour. Pourtant, le candidat de Marine Le Pen, Jordan Bardella fait comme si tout était possible. Gardant toutefois à l'esprit que "la région Île-de-France est sans doute la moins favorable au Rassemblement national"

Derrière lui, personne ne se détache. Quatre candidats entre 10 et 12% : Laurent Saint-Martin, le macroniste qui mise sur le sérieux, à défaut de notoriété et puis la gauche divisée, entre la socialiste Audrey Pulvar, l’écologiste Julien Bayou et l'insoumise Clémentine Autain. "Nous nous rassemblerons au second tour", assure cette dernière sans hésiter. "Il y a une vraie possibilité puisque nous sommes dans un étiage qui nous porte autour de 30% et Valérie Pécresse, qui n'a pas de réserve, est autour de 30%", juge-t-elle. 

Reste à savoir derrière qui ? Julien Bayou estime par exemple que seule l'écologie peut faire office de tête d'affiche au second tour. D'autant que, Valérie Pécresse, la sortante, est bien la grande favorite, donnée victorieuse au second tour dans tous les cas de figure.

Ce qui disent les sondages : prime à la sortante

10 jours avant le premier tour, notre dernier sondage mené dans la région prédit donc "un succès à venir pour Valérie Pécresse", détaille Brice Teinturier, d'Ipsos. La candidate de droite est en tête des sondages avec 34% des intentions de vote. Loin derrière figure Jordan Bardella, du RN (18%). Quatre autres candidats dépassent les 10% (EELV, LaRem, LFI, PS) et sont donc en mesure de se qualifier pour le second tour. Si la gauche s'unit, elle récoltera, au mieux, selon ce sondage, 31% des voix, derrière l'actuelle présidente de la région.

Le thème de campagne : la sécurité 

Dans cette campagne francilienne, la sécurité s'est imposée comme sujet numéro 1. En 30 secondes de conversation avec Valérie Pécresse, le sujet arrive sur la table. "Le choix de la sécurité", son adversaire RN Jordan Bardella en a même fait son slogan et martèle sa mesure choc, "déployer deux agents de sécurité armés dans l'intégralité des gares et des stations de métro de la région". Le marcheur Laurent Saint-Martin préfère lui proposer une "police régionale des transports"

Les transports comme porte d'entrée, pour parler d'une préoccupation majeure des électeurs et d'un sujet qui n'est pourtant pas une compétence de la région, se désespère l'Insoumise Clémentine Autain :

Il y a un alignement sur l'agenda de l'extrême droite. Le débat ne porte pas sur les questions régionales. C'est un hold-up démocratique.

Pourtant, même les Verts de Julien Bayou s'y sont mis, qui veulent une "brigade de tranquillité contre le harcèlement". Quant à la socialiste Audrey Pulvar, pas en reste non plus, elle veut mettre un agent de sécurité ou un médiateur, le soir, dans tous les trains franciliens.

L'anecdote de campagne : le soutien de Gims 

Cette semaine, le rappeur français Gims a apporté son soutien à Valérie Pécresse, dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux de la candidate. "Je suis fier de collaborer depuis maintenant quelques années avec [elle]", dit-il, évoquant le "Marathon des talents", organisé avec la région Île-de-France et dont il est le parrain depuis 2019. Soutien discret, puisque le chanteur n'en dit pas plus et ne mentionne à aucun moment la candidature et la liste de Valérie Pécresse.  

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Toutes les listes présentes

  • "Le choix de la sécurité", conduite par Jordan Bardella (Rassemblement national)
  • "Agir pour ne plus subir", conduite par Éric Berlingen (Union des démocrates musulmans français)
  • "L'écologie évidemment", conduite par Julien Bayou (Europe écologie-Les Verts, pôle écologiste)
  • "Île-de-France en commun", conduite par Audrey Pulvar (Parti socialiste)
  • "Oser L'Écologie", conduite par Victor Pailhac (Révolution écologique pour le vivant)
  • "Ile-de-France rassemblée", conduite par Valérie Pécresse (Soyons libres, Les Républicains, UDI)
  • "Île-de-France, Île d'Europe", conduite par Fabiola Conti (Liste divers)
  • "France démocratie directe", conduite par Lionel Brot (Liste divers)
  • "Envie d'Île-de-France", conduite par Laurent Saint-Martin (La République en marche, MoDem et alliés)
  • "Faire entendre le camp des travailleurs", conduite par Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière)
  • "Pouvoir vivre en Île-de-France", conduite par Clémentine Autain (La France insoumise et Parti communiste français)