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Un candidat de la majorité présidentielle se dit "Français de souche" dans son tract pour les législatives

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Capture d'écran du tract.
Capture d'écran du tract.

Dans un tract, un candidat de la majorité présidentielle aux législatives se dit "Français de souche". L'emploi de cette expression, tirée du vocabulaire de l'extrême droite, provoque une polémique. Le candidat explique qu'il n'était pas au courant et a "autre chose à faire que de la sémantique".

"Médecin généraliste", "enfant d'ouvrier mineur", "élu local", "scientifique de formation". Voilà, en quelques points, comment se présente dans un tract Pascal Rifflart, candidat de la majorité présidentielle dans la première circonscription de la Somme.

Mais au cinquième point, le candidat écrit : "Français de souche, j'ai un attachement profond à mon pays, à ses terres, à ses habitants et à son fonctionnement démocratique." L'emploi de cette expression propre à l'extrême droite suscite une polémique, lancée par un élu local. Le site d'extrême droite Fdesouche - qui fait référence à cette expression - en a même fait un article, comme l'a repéré le journaliste Nils Wilcke.

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"On a autre chose à faire que de la sémantique"

Contacté par France Inter, Pascal Rifflart indique qu'il n'était pas au courant de l'existence du site Fdesouche et de la connotation de cette expression. Le médecin de profession explique que sa suppléante Farida Andasmas "voulait mettre qu'elle était 'fille de militaire français harki' et dans un souci d'équilibre, j'ai mis que j'étais Français de souche pour montrer comme la France est multiple", justifie-t-il, en soulignant que cela s'intègre dans un paragraphe sur l'Europe. "J'assume totalement ce qui est écrit", insiste pour autant le candidat. D'après lui, "il faut parler aux gens comme ils parlent. Ça veut dire quoi une connotation finalement ? Ce n'est pas parce qu'un groupe s'en empare qu'on ne peut pas l'utiliser. On a autre chose à faire que de la sémantique."

Pascal Rifflart dénonce par ailleurs l'attitude de l'élu local qui a repéré cette expression dans le tract, Jean-Claude Renaux, maire de Camon. Petite commune où son principal adversaire aux législatives, l'insoumis François Ruffin, tient une réunion publique ce mardi soir.