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Un défi, des copains d'école, un festival aux Etats-Unis, … Comment « Nus et Culottés » a démarré ?

Capture écran page d'accueil de Nus et culottés
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- France.TV

Nus, depuis un coin de nature… Le duo s'élance avec un projet : voyager sans argent et faire des rencontres souvent chaleureuses. Cela fait dix ans que leurs aventures sont diffusées l'été sur France 5. Retour aux origines de l'émission « Nus et culottés ».

Cet été, sera diffusée la dixième saison de la série documentaire où Nans et Mouts voyagent en partant de zéro sans vêtement et sans argent. Les deux inventeurs de l'émission de France 5 étaient les invités de l'émission Le temps d'un bivouac de Daniel Fiévet. A son micro, ils ont raconté les origines du projet.

A l'origine de Nus et culottés

Nans raconte : « Après mes années d'études, je suis parti voyager un an et demi sur la route. J'ai traversé l'Atlantique en voilier et fait du stop avec cette idée de me dépouiller petit à petit de tout ce que j'avais dans mon sac à dos. Je me délestais de tout ce qui me servait de confort pour m'en remettre de plus en plus à l'inconnu et faire confiance aux gens que j'allais rencontrer. Ce que je voyais m'excitait : il y avait de la magie.

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Aux Etats-Unis, j'ai aussi participé au Burning Man où la moitié du temps, on est à poil. Il y a le troc appelé l'économie du cadeau… Une philosophie que l'on retrouve dans les émissions. Et l'année suivante, je me suis dit que j'allais rester en France, mais créer un Burning Man à la maison : Nus et culottés. »

Pour sa part, Mouts est parti sur le continent américain, en 2008 : « L'idée, c'était d'aller rencontrer des projets portés par des associations et par des grandes structures comme l'ONU, par des entreprises et par des chercheurs pour apporter une réponse aux soucis environnementaux et sociaux qu'on connaît aujourd'hui. Et ça m'a enthousiasmé. En plus de découvrir plein de solutions, j'ai fait tout ce trajet en stop et en hébergement chez l'habitant. Je me suis aperçu que les gens ouvraient leurs portes et ça, je ne connaissais pas. »

La magie d'un binôme

Nans poursuit : « La suite, je m'en souviens bien. J'appelle Mouts, mon vieil ami de l'école d'ingénieurs (INSA), qui, je le savais voyageait aussi. Je lui propose de continuer à parcourir les paysages, cette fois-ci, pas en Amérique, mais en France, mais avec cette même sensation de liberté et d'aventure.

Mouts intervient : « Donc là, il me présentait un graal et je dis "oui" tout de suite. J'avais envie qu'on voyage ensemble. On s'est raconté nos voyages respectifs. Il y avait un peu de surenchère : "J'ai fait du stop sur le toit d'un bus", "Moi j'ai fait du stop sur un side-car"… »

Nans explique : « Là, j'en rajoute et je propose à Mouts de partir en France, juste à côté de chez nous, de voyager sans argent avec un départ depuis la nature. Et là, comme au poker, je tente : « Et on part à poil… »  Et c'était d'accord.

Il fallait qu'on ait un objectif. En réfléchissant on a cherché l'opposé de la vie sauvage : aller à Paris pour sortir en discothèque, habillé en costard et cravate et arriver au bord d'une voiture décapotable rouge. Je voulais faire une petite vidéo et on a fait une série documentaire qui a duré dix ans ! »

Le moment de la nudité

Mouts : « On a beaucoup plus confiance aujourd'hui qu'au début après plus de 40 départs tout nus. Néanmoins, cela reste un saut dans le vide ! On ne sait pas quand est-ce qu'on va trouver à manger, si on va trouver des vêtements, un hébergement… Et est-ce qu'on va trouver chaussure à notre pied au sens propre de l'expression. »

ECOUTER | Le temps d'un bivouac avec Nans et Mouts