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Un exploit de mise en scène, épique et spectaculaire : notre critique de "Notre-Dame brûle"

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"Notre-Dame brûle", de Jean-Jacques Annaud, sur les écrans mercredi 16 mars.
"Notre-Dame brûle", de Jean-Jacques Annaud, sur les écrans mercredi 16 mars.
© AFP - Collection Christophel

C’est le plus bel hommage qu’un réalisateur pouvait rendre au courage des pompiers mobilisés au chevet de Notre-Dame le 15 avril 2019. Un film épique, à la mise en scène immersive et spectaculaire.

C'est le récit d’une nuit gravée dans les mémoires. Un contre la montre à la mise en scène hollywoodienne et vertigineuse, au plus près des pompiers, pour un retour heure par heure sur l'incendie filmé de l’intérieur. Sans refaire l’enquête, mais en plongeant le spectateur dans un véritable thriller ponctué d’infos et d'anecdotes parfois déroutantes sur l’organisation des secours. La crainte du canular, les embouteillages, les erreurs d’aiguillage, jusqu’à l’introuvable régisseur de Notre-Dame transformé dans le film en sorte de Buster Keaton malchanceux et très touchant. "Il y avait 400 points de vue différents que je pouvais utiliser dans cet évènement. Ils étaient tous fascinant", affirme Jean-Jacques Annaud.

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Une reconstitution fidèle et ambitieuse  

Mais la vraie star du film, c’est la cathédrale de Paris, amoureusement filmée par un Jean-Jacques Annaud qui aura mis dans ce projet tout son cœur et tous les tous les moyens du cinéma. La cathédrale Notre-Dame, Jean-Jacques Annaud l'a photographié dès ses sept ans, raconte le réalisateur, aujourd’hui âgé de 78 ans. Né à Juvisy, non loin de Paris, Jean-Jacques Annaud venait "tous les jeudis" se souvient-il, "je venais là avec ma maman qui me faisait visiter le plus beau quartier de Paris".

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J'ai passé mon adolescence à photographier des cathédrales, des églises et des chapelles. Ce n'est pas tout à fait innocent si j’ai réalisé des films comme "Le nom de la rose", ou "Sept ans au Tibet".

Difficile de ne pas noter le soin particulier apporté à la reproduction des lieux et des objets, reproduits à l’identique en studio pour quelques-unes des scènes les plus spectaculaires du film, à commencer par l’effondrement de la flèche, filmée en une seule prise avec onze caméras. 

Un exploit de mise en scène, beaucoup d’émotion et un hommage appuyé au courage des pompiers de Paris, que le cinéaste a voulu associer tout au long de l’écriture pour un résultat on ne peut plus immersif. "J'ai reconstitué le cœur de la nef en studio avec les colonnes à l'identique", explique-t-il. "Le damier du dallage, les sièges qu'on ait fait reconstruire par le même fabricant que celui qui avait fait les sièges. Puis, j'ai fait dégringoler les 75 m2 de matériaux enflammés sur ce dallage. Onze caméras ont filmé en même temps." Quand le cinéma se confond avec la réalité.

► "Notre-Dame brûle", de Jean-Jacques Annaud, sur les écrans mercredi 16 mars.