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Une étude pointe le surpoids, même léger, comme facteur de risque de forme grave du Covid-19

Des soignants s'occupent d'un patient Covid au King's College Hospital de Londres, en janvier 2021
Des soignants s'occupent d'un patient Covid au King's College Hospital de Londres, en janvier 2021
© Sipa - Kirsty Wigglesworth

Des chercheurs en épidémiologie, nutrition et santé publique de l'université d'Oxford ont comparé le nombre de formes graves et de décès en fonction de l'IMC (indice de masse corporelle). Ils démontrent que même une légère hausse au-delà de la moyenne de 23 fait augmenter le risque.

On savait déjà que l'obésité (donc un IMC supérieur à 30 kg/m²) était un facteur de risque de formes graves de Covid-19. Mais l'étude (réalisée en analysant les données de 6 à 9 millions d'Anglais) s'est intéressée à des situations intermédiaires, pour tenter d'identifier à partir de quel niveau de surpoids le risque augmentait.

► DOCUMENT - L'étude complète (en anglais) sur le site de The Lancet

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Elle révèle que ce niveau est bien plus bas que ce qu'on imaginait. On considère qu'une personne est en surpoids à partir d'un IMC de 25 (et à un poids idéal entre 19 et 25). Or l'étude conclut que le risque de faire une forme grave du Covid-19 commence à augmenter au-dessus d'un IMC de 23, un niveau qui n'est pas associé à des risques classiques comme le diabète. Il est de plus en plus important au fur et à mesure que l'IMC augmente.

Le surpoids, même léger, est un facteur en soi

"Même une petite augmentation de l'IMC, au-dessus de 23 kg/m², est un facteur de risque suite à l'infection au Covid-19", détaille ainsi l'étude. "Les personnes en surpoids, même sans autres comorbidités, sont exposés à un risque substantiellement plus élevé d'admission à l'hôpital et en réanimation, mais aussi de mort suite au Covid-19."

Elle note aussi que cette augmentation du risque liée au surpoids est statistiquement "plus élevée chez les jeunes (de 20 à 39 ans) que chez les vieux (au-delà de 80 ans)". Ce qui ne signifie pas que les plus jeunes sont plus exposés que les plus vieux au risque de formes graves, mais que le facteur lié au poids devient de moins en moins important au fur et à mesure que l'on avance en âge (qui déclenche en revanche d'autres facteurs de risque plus classiques et déjà connus).