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Valérie Pécresse évoque pour la première fois "le grand remplacement" lors d'un meeting

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Valérie Pécresse donnait ce dimanche son premier grand meeting, au Zénith de Paris
Valérie Pécresse donnait ce dimanche son premier grand meeting, au Zénith de Paris
© AFP - SERGE TENANI / HANS LUCAS

C'est la première fois, lors d'un meeting, que la candidate LR à la présidentielle reprend cette expression, martelée par l'extrême droite contre l'immigration. Elle l'avait déjà repris à son compte lors d'un débat.

Impulser un nouvel élan à une campagne qui patine : tel était l'objectif de Valérie Pécresse. La candidate LR à la présidentielle donnait ce dimanche son premier grand meeting, au Zénith de Paris. Devant quelque 7 000 militants, s'exprimant seule sur scène, devant un arrière-fond  stylisé aux couleurs bleu-blanc-rouge, elle a vanté l'arrivée d'une "Nouvelle France", et s'est présentée comme la défenseure "de l'identité française, la vraie". 

Une antienne de l'extrême droite

Pour la première fois dans le cadre d'un meeting, la présidente de la région Ile-de-France a utilisé une expression chère à l'extrême droite, "le grand remplacement". Il n'y a "pas de fatalité, ni au grand remplacement, ni au grand déclassement", a ainsi martelé Valérie Pécresse. Elle qui avait déclaré lors du congrès des Républicains "détester cette expression" qui "donne le sentiment que tout est foutu". "Ce n'est pas ma vision de la politique", ajoutait-elle, en novembre dernier.

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La formule n'a pas manqué d'être relevée par La République en marche. "À défaut de savoir poser sa voix, Pécresse cherche celles de l’extrême-droite en assumant le terme "grand remplacement", a cinglé Yaël Braun Pivet, députée LREM et présidente de la commission des lois. "La frontière avec l'extrême droite se fissure", a tweeté le député des Bouches-du-Rhône Jean-Marc Zulesi.  

Dans son discours qui a duré plus d'une heure, Valérie Pécresse a également pourfendu le "wokisme", qui est "le contraire de la République", taclé Emmanuel Macron qui a "cédé à la repentance" et "racialisé la question des banlieues". La candidate a par ailleurs abordé les différents aspects de son programme : "nation éducative", défense du nucléaire ou encore hausse de 10% des salaires. 

Elle l'avait déjà dit lors d'un débat

Ce n'est pas la première fois que la candidate a utilisé cette expréssion, comme l'a remarqué l'élue de la majorité Aurore Bergé. Lors d'un débat des Républicains, en novembre, elle avait dit: "J’ai la conviction que nous ne sommes condamnés ni au grand déclassement ni au grand remplacement ».