Visa pour l'image : la crise des Rohingyas, vue par Paula Bronstein

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Visa pour l'image : la crise des Rohingyas, vue par Paula Bronstein

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22 septembre 2017. Abu Siddique, 90 ans, sur une colline qui surplombe le camp de réfugiés Kutupalong. Il a fallu le porter pour traverser la frontière, ce qui lui a coûté toutes ses économies.
22 septembre 2017. Abu Siddique, 90 ans, sur une colline qui surplombe le camp de réfugiés Kutupalong. Il a fallu le porter pour traverser la frontière, ce qui lui a coûté toutes ses économies.
- Paula Bronstein pour UNHCR

Chaque jour pendant le festival de photojournalisme Visa pour l'image, France Inter vous dévoile une image marquante exposée à Perpignan, commentée par son auteur.e. Aujourd'hui, une photo de Paula Bronstein, issue de la série "Apatrides, abandonnés et rejetés : la crise des Rohingyas".

"Depuis 2012, j’ai été le témoin de la discrimination et de la persécution dont souffre la communauté rohingya, documentant leur situation en Birmanie, et l’année dernière au Bangladesh. La majorité bouddhiste de Birmanie peine à contenir une haine profondément enracinée à l’égard de cette minorité ethnique musulmane, une haine qui couve depuis des années.

Le zoom de la rédaction
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Ils sont considérés comme des clandestins venus du Bangladesh et la nationalité birmane leur est refusée. Dans l’État occidental du Rakhine, les autorités sont allées jusqu’à restreindre sévèrement leur liberté de circulation. Ce système d’apartheid leur interdit l’accès à l’éducation, à la fonction publique et aux soins de santé de base."

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Les Rohingyas soutiennent qu’ils sont originaires de l’ouest de la Birmanie et revendiquent un héritage vieux de mille ans, qui mêle des influences arabes, mogholes et portugaises.

Paula Bronstein, photographe