Le choeur et la Maîtrise de Radio France chantent les Chichester Psalms de Leonard Bernstein
Le choeur et la Maîtrise de Radio France chantent les Chichester Psalms de Leonard Bernstein
Le choeur et la Maîtrise de Radio France chantent les Chichester Psalms de Leonard Bernstein ©Radio France
Le choeur et la Maîtrise de Radio France chantent les Chichester Psalms de Leonard Bernstein ©Radio France
Le choeur et la Maîtrise de Radio France chantent les Chichester Psalms de Leonard Bernstein ©Radio France
Publicité
Leonard Bernstein : Chichester Psalms Publié le

Sofi Jeannin dirige le Choeur et la Maîtrise de Radio France dans les Chichester Psalms de Leonard Bernstein, avec la harpiste Iris Totossian, l'organiste Yves Castagnet et le percussionniste Emmanuel Curt. Extrait du concert du dimanche 14 janvier 2018.

Composés en 1965 à la demande du révérend Walter Hussey, doyen de la Cathédrale de Chichester (Angleterre). Créés le 15 juillet 1965 à New York par les Camerata Singers et l’Orchestre philharmonique de New York dirigés par le compositeur. Dédiés à Cyril Solomon.

Située dans le Sussex au large de l’île de Wight, la cité de Chichester s’enorgueillit d’une somptueuse cathédrale du XIIe siècle, dont le clocher de cuivre vert est depuis près de mille ans un point de repère pour les marins. En 1724, cinq ans après la publication de son Robinson Crusoé, Daniel Defoe écrit : « Je ne peux dire grandchose de Chichester, dans laquelle, si l’on retirait six ou sept bonnes familles, il n’y aurait plus guère de conversation, à l’exception de celle qu’on entend au milieu des canons, ou parmi les dignitaires de la cathédrale. » Les compositeurs Thomas Weelkes et Gustav Holst, auteur des Planètes, y sont enterrés, ainsi que le dixième Comte d’Arundel avec sa seconde épouse. Leur double gisant qui les représente main dans la main inspirera à Philip Larkin (considéré par Leonard Bernstein et par beaucoup d’autres comme le plus grand poète de langue anglaise d’après-guerre) son poème An Arundel Tomb en 1956, un an après l’arrivée à Chichester du Doyen Walter Hussey.

Publicité

Ce prêtre anglican mènera toute sa vie une intense politique de mécénat, commandant pour ses fidèles une toile à Graham Sutherland, des sculptures à Henry Moore, John Skelton, Patrick Procktor ou Philip Jackson, un vitrail à Marc Chagall, un poème religieux à Wystan Hugh Auden, la cantate Rejoice in the Lamb à Benjamin Britten, un anthem à Gerald Finzi, le Chichester Service à William Walton, mais aussi les Chichester Psalms à Leonard Bernstein. Utilisant la version originale en hébreu de plusieurs psaumes, le compositeur américain profite d’une année sabbatique lors de son mandat à la tête de l’Orchestre philharmonique de New York pour écrire cette œuvre mettant en commun ses racines juives et leurs ramifications dans le monde chrétien. Il en dirigera la création à New York le 15 juillet 1965 avec un chœur féminin. La création anglaise sera donnée le 31 juillet suivant avec un chœur uniquement masculin pour un festival rassemblant les chanteurs des cathédrales de Chichester, Winchester et Salisbury.

« Beaucoup d’entre nous seraient très enchantés s’il y avait une allusion à West Side Story dans la musique », avait audacieusement avancé l’ecclésiastique dans sa lettre de commande. Bernstein répondra partiellement à ce vœu en intégrant au deuxième mouvement une page qu’il avait originellement écrite pour la comédie musicale, mais qui avait été finalement écartée. Après une période de recherches atonales qu’il jettera au panier, le musicien décrira son travail sur les Chichester Psalms en termes assez sarcastiques dans les colonnes du New York Times : « Ces psaumes sont bien simples, bien modestes, bien tonaux, bien mélodieux, et un peu carrés. Bien propres à dégoûter un loyal partisan de John Cage avec leurs toniques et leurs accords parfaits en mi bémol majeur. Mais il est là mon dernier-né – aboutissement de mes réflexions, de deux longs mois d’errements avant-gardistes – fleurant bon la tradition, et bien planté sur les deux pieds de sa tonalité».

D’une plume chatoyante, il laissera pour le magazine The Times un poème humoristique pour évoquer ses « errements avant-gardistes » (« des pièces pour sopranos papotant et gloussant », « jouées avec les avant-bras, les poings et les paumes »), et son retour au monde de la tonalité auquel il appartenait malgré tout.

Compositeur.rice.s

Leonard Berstein
Leonard Berstein
Leonard Bernstein
Compositeur

Artistes

Sofi Jeannin
Chef de choeur
Yves Castagnet
Interprète
Iris Torossian
Interprète
Emmanuel Curt
Interprète
Des mêmes compositeur.rice.s
vidéo
Leonard Bernstein / Stephen Sondheim : West Side Story "Balcony scene"
Leonard Bernstein / Stephen Sondheim : West Side Story "Balcony scene"
Mike Schwitter (Tony), Madison Nonoa (Maria) et Manon Parmentier (pianiste) interprètent West Side Story "Balcony scene" de Leonard Berstein, d'après les paroles de Stephen Sondheim.
vidéo
Leonard Bernstein / Stephen Sondheim : West Side Story "A boy like that / I have Love"
Leonard Bernstein / Stephen Sondheim : West Side Story "A boy like that / I have Love"
Amber Kennedy (Anita) Madison Nonoa (Maria) et Manon Parmentier (pianiste) interprètent West Side Story "A boy like that / I have Love" de Leonard Berstein, d'après les paroles de Stephen Sondheim.
vidéo
Leonard Bernstein / Stephen Sondheim : West Side Story "Jet Songs"
Leonard Bernstein / Stephen Sondheim : West Side Story "Jet Songs"
Bart Aerts (Riff), Maxime Pannetrat (A-Rab), Thomas Bernier (Action), Léo Gabriel (Baby John), Zoltan Zmarzlik (Big Deal), Antoine Beauraing (Snowboy) et Manon Parmentier (pianiste) interprètent West Side Story "Jet Songs" de Leonard Berstein, d'après les paroles de Stephen Sondheim.