Nathalia Milstein ©Radio France
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Beethoven : Sonate pour piano n°16 en sol majeur op. 31 n°1

23 min
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Beethoven : Sonate pour piano n°16 en sol majeur op. 31 n°1 Publié le

La pianiste Nathalia Milstein joue la Sonate pour piano n°16 en sol majeur op.31 n°1 composée par Beethoven en 1802 et dédiée à la comtesse Anna Margarete von Braun.

Pour la dernière fois, Beethoven publie un groupe de trois sonates sous un même numéro d’opus. Après 1802, ses compositions seront toutes éditées séparément. Dans la Sonate n° 16, le premier mouvement présente le climat général de l’œuvre, placée sous le signe de l’humour et de la bonne humeur. Le début de l’Allegro vivace fait entendre un décalage entre les deux mains, scrupuleusement noté sur la partition : la main droite joue ses accords légèrement « trop tôt », comme si elle voulait griller la politesse à la main gauche. Ce motif, qui revient suffisamment souvent pour que l’auditeur ne doute pas de l’exactitude rythmique du pianiste, lance aussi le développement : pendant quelques secondes, on a la sensation de reprendre au début du mouvement, une feinte formelle qui a valeur de plaisanterie. Les bondissantes syncopes du deuxième thème ajoutent encore à la gaieté de l’ensemble. Dès lors, quand le développement s’agite en mode mineur, on sait qu’il simule la tragédie.

Beethoven a placé le mouvement le plus long au centre de sa sonate. Dans les deux parties extrêmes de l’Adagio grazioso (de forme ABA’), il s’inspire d’un modèle vocal et renouvelle l’ornementation à chaque occurrence de la mélodie. La partie centrale, en revanche, se fonde sur des idiomes instrumentaux. Exploitant des idées appartenant au concerto, comme il l’a déjà fait dans plusieurs partitions, Beethoven insère aussi deux passages cadentiels hors tempo, dans un style d’improvisation.

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Le refrain candide du Rondo, qui se renouvelle sans cesse au fil de ses occurrences, révèle progressivement des potentialités insoupçonnées. Il donne notamment lieu à un épisode plus contrapuntique en mineur. Plus loin, il semble hésiter, avant de propulser la coda Presto sur un trille vrombissant. Dans les dernières mesures, Beethoven montre de façon spirituelle comment terminer une œuvre autrement qu’avec un fortissimo musclé, ou un diminuendo évanescent.

Composition 

  1. Allegro vivace 
  2. Adagio grazioso 
  3. Rondo. Allegretto

Compositeur.rice.s

Ludwig van Beethoven
Ludwig van Beethoven

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Nathalia Milstein
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