César Franck : Symphonie en ré mineur

César Franck : Symphonie en ré mineur

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Sous la direction du chef Cristian Măcelaru, l'Orchestre national de France joue la Symphonie en ré mineur composée par César Franck. Extrait du concert enregsitré le 20 mai 2021 à la Philharmonie de Paris.

Structure

  1. Lento ; Allegro ma non troppo.
  2. Allegretto
  3. Finale : Allegro non troppo

Malgré les tentatives d’un Gossec et les partitions méconnues de plusieurs compositeurs tels Onslow, Berlioz a la réputation d’être le seul auteur de symphonies, en France, jusqu’au milieu du XIXe  siècle. Mais tout change avec Bizet (merveilleuse Symphonie en ut !), avec Saint-Saëns et avec ces musiciens qui, de Chausson à Dukas, laissèrent à la postérité une symphonie et une seule, mais longuement mûrie. Franck fait partie de ceux-là et sa Symphonie en ré mineur a quelque chose d’un jalon dans l’histoire de la forme symphonique.

La renommée de Franck compositeur pour orchestre, tient à l’usage plus habile que systématique qu’il fit du procédé cyclique, reprenant par là l’un des principes de composition d’un Liszt, par exemple. La Symphonie en ré mineur est sans doute l’exemple le plus développé, le plus réussi également, de cette technique, mais Les Djinns, page composée quatre ans plus tôt, l’illustre d’une manière plus brève et plus chatoyante encore. Achevée pendant l’été 1888, créée sans succès l’année suivante, la Symphonie en ré mineur est dédiée à Henri Duparc, qui fut l’élève de Franck, et suit de quelques mois la Symphonie avec orgue de Saint-Saëns (conforme au même principe cyclique et dédiée à Liszt).

Une introduction sombre conduit au premier Allegro qui évolue tonalement jusqu’à un éclatant ré majeur. Le deuxième mouvement, qui réunit le mouvement lent et le scherzo qu’on aurait pu attendre, est peut-être le plus insolite des trois : il s’agit d’un chant plaintif du cor anglais, soutenu par de lourds pizzicati, qui laisse la place à une manière de scherzo sans pour autant que se modifie le tempo. Le mouvement lent puis le scherzo se conjuguent à la fin du morceau. Quant au finale, il s’agit d’une vaste récapitulation des thèmes des deux mouvements précédents, qui se termine très logiquement en apothéose. Cette symphonie puissante et robuste, « ébouriffante » selon Debussy, n’a rien d’une œuvre consensuelle. Gounod par exemple affirmait sans nuance : « C’est l’affirmation de l’impuissance poussée jusqu’au dogme. » On en goûtera la puissante concision, et cette exaltation parfois échevelée qui étonnera et ravira toujours sous la plume de celui qu’on appelait plaisamment le « Pater seraphicus ».

À réécouter : Prélude, Choral et Fugue de César Franck

Compositeur.rice.s

César Franck
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Cristian Măcelaru
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