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[HISTOIRE] Compositeurs exilés ou persécutés en 7 émissions

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Compositeurs exilés et persécutés
Compositeurs exilés et persécutés
© Getty - Berliner Verlag/Archiv/picture alliance

Les guerres ou les totalitarismes du XXe siècle ont forcé à l'exil de nombreux compositeurs. Contraints d'émigrer ou persécutés dans leur propre pays, certains l'ont payé au prix de leur vie. À l'heure où l'exil résonne tragiquement dans l'actualité, retour sur les compositeurs exilés ou persécutés.

1. Arnold Schoenberg à Los Angeles en 1936 (1/5)

Contraint à l’exil, Arnold Schoenberg arrive sur le sol américain en octobre 1933, pour s’installer l’année suivante avec sa famille à Hollywood, en Californie, où il passera le reste de sa vie. Gros plan sur les premières années du compositeur à Los Angeles.

À réécouter : Arnold Schoenberg à Los Angeles en 1936 (1/5)

2. Prokofiev rentre dans le rang

En exil depuis la Révolution bolchévique, Prokofiev rentre "chez lui", dans son pays d'origine. En URSS, le début des années 1930 est marqué par de nombreuses polémiques à propos de Prokofiev, que l'on accuse d'avoir un style « bourgeois ». Le compositeur est très attentif à ces critiques. Lors d'une troisième tournée à succès en 1932, le gouvernement soviétique lui promet un appartement à Moscou, une voiture et une datcha. Il décide alors de rentrer au pays, mais ce n'est qu'en 1936 qu'il devient résident permanent à Moscou. En 1936, Lina et ses deux enfants, Oleg et Sviatoslav, arrivent eux aussi en URSS. Vingt ans après la révolution bolchevique, le pays est en souffrance.

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À réécouter : Prokofiev rentre dans le rang

3. Chostakovitch au pilori

Le 26 janvier 1936, Staline quitte sa loge du Théâtre Bolchoï, furieux de ce qu’il vient de voir : Lady Macbeth de Mzensk, le nouvel opéra de Dmitri Chostakovitch. Le compositeur s’attire les foudres du chef de l’État et devient en un soir l’ennemi de tout un peuple, à seulement 29 ans…

À réécouter : Chostakovitch au pilori

9 août 1942, Léningrad, grande salle de la Philharmonie : un public de Léningradois exaltés est venu écouter l'orchestre de la radio jouer la 7ème symphonie de Chostakovitch, sous la direction de Karl Eliasberg. Un acte héroïque pour les musiciens et les auditeurs.

Chaque jour est menacé. Chaque nuit la dernière chez soi. Chostakovitch vit dans la peur permanente d'une visite à l'improviste des agents du KGB.

À lire aussi : Dmitri Chostakovitch à Léningrad en 1942 (1/5)

4. Kurt Weill à New-York en 1943 (1/5)

Considéré comme un artiste « dégénéré » par l’Allemagne nazie, le compositeur Kurt Weill est contraint à l’exil. Dès 1933, il s’enfuit vers la France avant de rejoindre New-York en septembre 1935. Musicopolis revient sur ces premières années new-yorkaises d'exil.

À réécouter : Kurt Weill à New-York en 1943 (1/5)

5. Musicopolis : Terezin 1942-1944

24 novembre 1941 : le premier convoi de déportés arrive à Terezin (Theresienstadt), ghetto destiné aux Juifs de Bohême et d'Europe centrale, situé à 40 km au nord de Prague. Le flux des arrivants ne cessera plus et parmi eux, un nombre impressionnant de musiciens.

À réécouter : Terezin 1942 - 1944 #1

6. Arvo Pärt est banni

En 1968, Tallin, en Estonie, est encore sous le joug de l’Union Soviétique. Le jeune Arvo Pärt compose une œuvre qui va s’attirer les foudres des autorités : son Credo est une provocation impardonnable pour Moscou. Résultat, Arvo Pärt est écarté du monde musical jusqu'à son exil.

À réécouter : Arvo Pärt est banni