Jazz au Trésor : Hal Schaefer - The RCA Victor Jazz Workshop

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Jazz au Trésor : Hal Schaefer - The RCA Victor Jazz Workshop

Hal Schaefer "The RCA Victor Jazz Workshop"
Hal Schaefer "The RCA Victor Jazz Workshop"

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Cette semaine, la réédition chez Fresh Sound d’un album « rare et obscur » enregistré à Los Angeles en 1955 par le pianiste Hal Schaefer dans la série « The RCA Victor Jazz Workshop ».

Hal Schaefer (1925-2012) était un pianiste new-yorkais extrêmement talentueux et réfléchi qui, à l'âge de 30 ans, s'était déjà plongé dans de nombreux cercles musicaux. Il débuta, encore adolescent, en jouant avec Lee Castle et a ensuite rejoint le groupe d'Ina Ray Hutton pendant deux ans avant de s'installer à Los Angeles en 1943. Là, il a joué avec les groupes de Benny Carter, Harry James et Boyd Raeburn, avec qui il a acquis une première notoriété.

Dès la fin des années 1940, il accompagne Peggy Lee et Billy Eckstine avant de percer dans le monde du cinéma en tant qu'arrangeur et pianiste répétiteur. Son travail en studio lui autoriserait le rôle lucratif de coach vocal pour certaines des plus grandes stars d'Hollywood, dont Marilyn Monroe.

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En 1954, touché par des « problèmes personnels », Hal décide de quitter la scène cinématographique et opte pour l’enregistrement d’albums de jazz. Son premier disque en tant que leader, « Just Too Much », est sorti en 1955 sur le label RCA Victor, sur lequel Hal joue en trio avec Joe Mondragon et Alvin Stoller. À l’époque, il a attiré l’attention des fans de jazz et des critiques.

Hal Schaefer est ensuite retourné à New York en 1955, l’année où RCA Victor a inauguré une nouvelle série d'enregistrements intitulée "The Jazz Workshop", spécifiquement destinée à présenter de nouvelles idées dans l’arrangement, la composition et l'instrumentation de jazz. Son producteur Jack Lewis a demandé à Hal d'enregistrer son deuxième album dans le cadre de cette série. Avec le simple titre de «  Hal Schaefer », la musique mettait en vedette l'écriture créative de Hal ainsi que son originalité en tant que soliste. Pour ce projet, il a utilisé le piano, la basse et la batterie, ajoutant une instrumentation différente dans chacune des trois sessions d'enregistrement : une avec trois anches, une avec cinq trombones et la dernière avec deux trompettes, lui-même au clavecin et un batteur supplémentaire. Il y a plusieurs moments stimulants et pleins d’humour dans l'écriture, et de nouvelles idées pétillantes dans le jazz des fifties.

  • Dancing in the Dark
  • Let’s Have A Cerebration

« The RCA Victor Jazz Workshop » (RCA Victor LPM-1199)
Hal McKusick, Sam Marowitz, Phil Woods, saxophones alto
Hal Schaefer, piano
Milt Hinton, contrebasse
Osie Johnson, batterie
Enregistré à New York, 28 novembre 1955

  • A Song of Love

« The RCA Victor Jazz Workshop » (RCA Victor LPM-1199)
Billy Byers, Urbie Green, Freddie Ohms, Chauncey Welsh, trombones
Tommy Mitchell, trombone basse
Hal Schaefer, piano
Milt Hinton, contrebasse
Osie Johnson, batterie
Enregistré à New York, 9 novembre 1955

  • Isn’t Romantic

« The RCA Victor Jazz Workshop » (RCA Victor LPM-1199)
Johnny Nottingham, Nick Travis, trompettes
Hal Schaefer, clavecin
Milt Hinton, contrebasse
Don Lamond, Ed Shaughnessy, batterie
Enregistré à New York, 17 octobre 1955