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Jazz Bonus : Nishla Smith - Friends With Monsters

Nishla Smith
Nishla Smith
- Robin-Clewley

La chanteuse Nishla Smith est une conteuse qui narre de malicieuses et énigmatiques histoires, sa voix inspirant autant la douceur mélancolique qu’une intimité sombre. Son premier album “Friends and Monsters” paraît chez Whirlwind.

Dès ce premier album Friends with Monsters”, Nishla Smith s’impose comme une révélation vocale majeure au Royaume Uni, ce qui donne l’opportunité à la chanteuse de développer son attrait pour l’écriture créative sur un album complet.

L’artiste australienne a passé du temps à Berlin avant de s‘installer à Manchester, et est rejointe dans cet album par certains des meilleurs jazzmen de la ville, dont le pianiste Richard Jones, le batteur Johnny Hunter, le bassiste Joshua Cavanagh-Brierley et le trompettiste Aaron Wood

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Artiste de la City Music Foundation, Nishla Smith a été commissionnée par le Manchester Collective et l'Opera North, ainsi que le Manchester Jazz Festival et le Jazz North. En qualité de co-créatrice de la compagnie de théâtre Ulita, elle crée également des pièces qui mêlent théâtre, musique et arts visuels. Dans “Friends with Monsters”, on retrouve des codes théâtraux. « Je suis une conteuse née, j’aime tant raconter des histoires. Je narre les éléments du quotidien sous la forme de contes. »

“Friends with Monsters” explore les états intérieurs traversés au cours d’une nuit d’insomnie, inspiré par les propres nuits sans sommeil de Nishla Smith. Il se compose de quatre sections distinctes, chacune introduite par un interlude donnant le ton. Nisha Smith partage l’un de ces duos avec Richard Jones, Twilight annonce le début de la nuit, une ouverture qui nous emmène en douceur vers le titre éponyme Friends with Monsters, « métaphore centrale de l’album », nous dit Nishka Smith, « je traite de mon incapacité à trouver le sommeil, mais aussi de ces choses qui nous hantent et qui sont devenues une partie de nous-même. Nous n’avons aucune idée de qui nous serions sans elles ». Nishka Smith ajoute une certaine candeur émotionnelle dans ces interludes, et retranscrit ce moment nocturne où les émotions les plus complexes s’expriment sans entraves. 

Julian est un débat sur la perception du futur comme noyau de la perdition, dont l’interlude Wood dévoile le registre le plus brutal de l’artiste. L’horloge tourne et voici Midnight, interprétée avec Joshua Cavanagh-Brierley, une berceuse qui aurait pu être écrite par Birdland. Home et Starlight sont des portes ouvertes à la réflexion, la première est « une connexion apaisée avec l’être chéri », la seconde tente de retranscrire des souvenirs d’enfance vivaces, tout en ayant conscience qu’ils ont été édulcorés. It Might As Well Be Spring met en scène les qualités d’interprétations de Nishla Smith, offrant une version onirique et accélérée du classique de Rodgers & Hammerstein inspiré par le souvenir de sa grand-mère. À l'aube du jour, l'album scelle sa direction positiviste dans la douce bossa de I Want To Make You Happy avant de voir se lever le soleil dans Dawn. La virée nocturne se conclut avec le modèle d’inspiration paisible Up écrit au cours de vacances et retranscrivant « les sensations de bonheur et de liberté de l’enfance ». 

Nishka Smith tient à ce que ceux qui écoutent l’album pour la première fois ressentent toutes ces émotions, « je veux partager ça avec eux ». Pénétrer plus profondément dans l'univers onirique du pays des histoires de Smith est une expérience enrichissante.
(extrait du communiqué de presse)

A écouter dans l'émission sur Paul Bley : Paul Bley : « Open to Love », 50 ans après