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Jazz Culture : "Seuils" de François Corneloup & Jean Rochard

Seuils
Seuils
- Helmo

“Seuils”, recueil de photographies qui paraît chez Jazzdor Series, se parcourt comme un album de famille qui met en lumière les connivences musicales du musicien-photographe François Corneloup à travers une galerie de portraits ponctuée par la prose du producteur Jean Rochard.

« Du temps arrêté où se forment nos regards, ces images approchent ces personnages entre ce qui est vécu et ce qui est à vivre, ce moment où l’œil est au seuil. » François Corneloup est musicien. Un de ces musiciens de la vitalité transformatrice, de ce que le jazz a pu offrir d’alchimies exigeantes, de travail fructueux, d’attention aux origines comme aux métamorphoses de l’inexploré. Un musicien doté d’une forte sensibilité de compagnonnage. Et d’un œil aussi. Sa passion photographique l’a conduit à saisir ses camarades de jeux aux endroits où on ne les voit pas. Dans l’attente, l’avant scène, il cadre leurs secrètes humeurs comme perceptibles emplacements successifs où se dessinent, se rejoignent et s’allient tendrement, autant de seuils de vie.

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Se qualifiant lui-même d’ « autodidacte tardif », François Corneloup commence sa vie de musicien à sa majorité et se jette avec impertinence, malgré sa courte expérience, dans la grande émulation du 1 % pour la culture des années 80. Il y rencontre ceux de sa génération puis est appelé par ses aînés, Henri Texier, Bernard Lubat, Gérard Marais, Sylvain Kassap… Il se forme de leur exigeant compagnonnage et vers le milieu des années 90, le saxophoniste se lance dans ses propres aventures orchestrales. D’une formation à l’autre, il trace son parcours à travers l’improvisation et la composition. La photo s’immiscera dans les années 2000, d’abord comme simple trace visuelle de ses pérégrinations, puis de compte-fil en aiguille, avec un soin croissant, sans « perdre de vue » la musique, sa passion première mais au contraire, en la scrutant, comme toutes les images du monde qu’il arpente grâce à elle, avec plus d’attention encore.

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Jean Rochard, producteur phonographique artisanal, fonde la maison de disques nato en 1980. Pensant le disque comme un récit, il s’est fait une « spécialité » des albums à thème (Satie, Hitchcock, Godard, Spirou, Durruti, Courbet, Bechet, la résistance…). Organisateur de festivals et concerts à l’occasion, il écrit également dans diverses publications, à propos de la musique et ses relations avec la société et scénarise, sur les même sujets, une bande dessinée avec le dessinateur Pic. Son animal favori est l’ours. 
(extrait du communiqué de presse)

À écouter dans l'émission sur Jean-Philippe Viret : Jean-Philippe Viret, la mémoire vive