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Jazz Solos Collection : Chick Corea, Herbie Hancock, Israel Crosby, Ella Fitzgerald, Bill Evans

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Concert jazz
Concert jazz
© Radio France - Emmanuelle Lacaze

Depuis ses origines, l'histoire du jazz est jalonnée de solos légendaires. Ceux qui, nés de l'improvisation, auraient pu être gravés dans le marbre. Bienvenue dans la galerie des sculptures.

Ce pourrait-être un jeu pour île déserte : quels sont vos trois solos préférés dans l'histoire du jazz ? Quelques-uns reviendraient probablement très souvent ; c'est par eux que nous allons ouvrir la collection des deux premières semaines. Ensuite, nous parcourrons les choix de toute une série de jazzmen. Beaucoup révéleront des jardins secrets, un état de grâce éphémère, des musiciens de l'ombre qui un jour transmirent la foudre, des géants se découvrant une sublime fragilité ou articulant leur "short story" avec une logique implacable.

Ce parcours est aussi profondément subjectif que celui des musiques à choisir pour un premier rendez-vous ou un dernier au-revoir. Mais presque toujours un miracle s'accomplit : par la magie de l'enregistrement, l'éphémère a arrêté le temps et il est bien là, sous nos oreilles. Pour en saisir toute l'intensité, il faut peut-être écouter ces quintessences d'improvisation comme si nous étions présents, dans le studio ou le club, à l'instant où elles ont été jouées. Alors on saisit la puissance d'un mystère qui esquisse toute la beauté du jazz. Comme si ces solos relevaient d'une mystique de l'Annonciation. Perceptibles, visibles, audibles, mais défiant - ou déviant - la raison. On peut bien sûr les analyser, les disséquer, en faire des transcriptions. Reste qu'ils ont tous jailli dans une autre réalité. 

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⚫️ All Blues par Chick Corea ( dans "Trilogy 2" )

A écouter dans l'émission sur Charles Lloyd : Charles Lloyd & The Marvels, la poésie tonale

⚫️ Butterfly par Herbie Hancock (dans "Butterfly" 1974)

A écouter dans l'émission sur Shijin : Shijin, les quatre samouraïs

⚫️ But Not For Me par Israel Crosby (dans "Ahmad Jamal At the Pershing" 1958)

A écouter dans l'émission sur le Belmondo Quintet : Belmondo Quintet, la fraternité libre et égale

⚫️ How High the Moon par Ella Fitzgerald ( dans "Mack the Knife : Ella in Berlin" 1960)

A écouter dans l'émission sur Nik Bärtsch : Nik Bärtsch, l'extase par l'ascèse de la solitude

⚫️  Come Rain or Come Shine par Bill Evans (dans Bill Evans Trio Portrait in Jazz" 1960

A écouter dans l'émission sur Jon Batiste et Harry Connick Jr. : Jon Batiste & Harry Connick, Jr., fièvre et ferveur à New Orleans